Axa Rosenberg solde auprès du régulateur américain le litige lié à une erreur de codage
La filiale de gestion quantitative américaine d’Axa IM a accepté de verser 242 millions de dollars, dont 217 millions aux clients lésés
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Antoine Duroyon
Pour Axa Rosenberg, qui a tardé à réagir à une erreur de codage dans le modèle de risque de la société de gestion, le prix de la tranquilité s'élève à 242 millions de dollars (176 millions d’euros). C’est cette somme que la filiale de gestion quantitative américaine d’Axa IM va verser à la Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité américaine des marchés. Plus précisément, trois entités d’Axa Rosenberg vont accorder 217 millions de dollars aux clients lésés (environ 300 comptes) et régler 25 millions de dollars d’amende. Cette annonce a été faite le jour même de la nomination d’un nouveau directeur général d’Axa Rosenberg en la personne de Jeremy Baskin, jusqu’alors en charge de la gestion actions active de The Northern Trust Company.
Le grief de la SEC portait sur le fait d’avoir masqué des erreurs dans le modèle d’investissement quantitatif qui remontaient selon elle à avril 2007 (fin juin 2009 selon la société). L’enquête a montré que l’ex-directeur général d’Axa Rosenberg, Stéphane Prunet (désormais conseiller auprès du directeur général d’AXA IM), n’a été averti qu’en novembre 2009. Et c’est le 15 avril 2010 seulement que la société a fait amende honorable auprès de ses clients institutionnels.
«La structure confidentielle et le défaut de supervision des modèles d’investissements quantitatifs, comme ce cas le démontre, ne peuvent pas être utilisés pour cacher des erreurs et trahir les investisseurs», a assené un responsable de la SEC. Mais selon la formule consacrée, l’acceptation d’un tel règlement à l’amiable ne préjuge pas d’une éventuelle reconnaissance de culpabilité de la part d’Axa Rosenberg.
L’affaire avait fait grand bruit, conduisant au départ précipité en juillet dernier de Barr Rosenberg et du directeur de la recherche, Tom Mead. Quelques semaines auparavant, Axa IM rachetait les parts minoritaires dans la société détenues par les deux fondateurs, Barr Rosenberg et Kenneth Reid. Pour ce dossier, Axa a passé dans ses comptes du premier semestre 2010 une provision nette de 64 millions d’euros. «Il ne faut pas attendre de cette affaire de provisionnement complémentaire dans les comptes du groupe», a déclaré hier soir à Reuters, Dominique Carrel-Billiard directeur général d’Axa IM. «La provision passée en août suffit», a-t-il conclu.
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