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Mais les espoirs de paix ont été douchés lundi, d’une part par l’annonce du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’une intensification de l’offensive menée par son armée au Liban, puis par une attaque contre l’Iran. «Les forces américaines ont mené aujourd’hui des frappes de légitime défense dans le sud de l’Iran afin de protéger nos troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes. Les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines», a déclaré le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un communiqué. Les médias iraniens ont rapporté que plusieurs fortes explosions avaient été entendues à Bandar Abbas (sud) vers minuit (20H30 GMT). La télévision d’Etat a ensuite précisé que la situation était revenue à la normale sur place, ajoutant qu’une enquête était en cours pour déterminer l’origine de ces bruits. L’armée américaine a précisé «faire preuve de retenue durant le cessez-le-feu» en vigueur depuis le 8 avril entre l’Iran et les Etats-Unis après des opérations armées qui ont fait des milliers de morts et secoué l'économie mondiale. Donald Trump cherche une issue à cette guerre impopulaire dans son pays, qui a gravement perturbé l'économie mondiale en raison du blocage du stratégique détroit d’Ormuz par Téhéran, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. Les cours du pétrole ont réagi de manière contrastée aux derniers développements, après être repassés sous la barre des 100 dollars lundi. Le WTI a perdu 5,4% mardi matin en Asie, tandis que le baril de Brent a pris 1,6%. Question nucléaire Les dernières heures avaient été marquées par une nouvelle accélération des échanges diplomatiques pour arriver à une fin de conflit. De hauts responsables iraniens, incluant le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale, se sont rendus lundi à Doha. C’est la première visite de ce type depuis les frappes de représailles menées par Téhéran contre ses voisins du Golfe. Donald Trump avait déjà tempéré les espoirs d’un accord imminent, disant ne pas vouloir «se précipiter» et avertissant qu’il ne signerait qu’un accord «excellent». Téhéran s’est également montré prudent. «Nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions», a commenté le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. «Mais de là à dire que la signature d’un accord est imminente, personne ne peut l’affirmer». En parallèle, une délégation du Pakistan incluant le médiateur principal dans le conflit et le chef de l’armée Asim Munir ainsi que le Premier ministre Shehbaz Sharif se trouvait lundi en Chine, pays soutenant les efforts pakistanais pour résoudre la crise. La réouverture du détroit d’Ormuz, verrouillé de facto par l’Iran depuis le début de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février, est un enjeu majeur du conflit. Donald Trump a évoqué samedi un compromis «largement négocié» prévoyant sa réouverture, tandis que l’Iran insiste sur le fait que la question nucléaire ne fait pas partie "à ce stade» du protocole en discussion et qu’elle serait abordée lors de négociations séparées. Lundi soir, le président Trump a évoqué le dossier de l’uranium enrichi iranien, un des points clefs du conflit, affirmant qu’il serait «soit immédiatement remis aux Etats-Unis (...) et détruit, soit, de préférence, en collaboration et en coordination avec la République islamique d’Iran, détruit sur place ou dans un autre lieu acceptable». On ignore si le dirigeant américain signifiait par là qu’il s’agissait d’un point de l’accord en discussion. Violations au Liban Plus tôt lundi, il a aussi semblé faire monter les enjeux d’un éventuel accord de paix. Dans un long message sur les réseaux sociaux, il a énuméré les dirigeants de pays à majorité musulmane avec lesquels il a discuté ces derniers jours, affirmant «qu’après tout le travail effectué par les Etats-Unis (...) tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham». Signés en 2020, ces accords ont débouché sur une normalisation des relations des Emirats arabes unis et de Bahreïn, deux proches alliés de Washington dans le Golfe, avec Israël. Mais nombre d’Etats ont jusqu’ici refusé de se joindre à ce processus, en particulier l’Arabie saoudite ainsi que la Syrie et le Liban, a fortiori depuis le conflit qui a ravagé la bande de Gaza. Sur le front libanais, un autre cessez-le-feu a été conclu depuis le 17 avril, mais Israël et le Hezbollah pro-iranien s’accusent mutuellement de le violer, poursuivant leurs attaques quotidiennes. Et Benjamin Netanyahu a affirmé lundi qu’Israël allait y «intensifier» son offensive pour «écraser» le Hezbollah, après des dizaines de frappes israéliennes qui ont fait trois morts, selon l’agence nationale d’information libanaise, ANI. Le Hezbollah a revendiqué de son côté une série d’attaques contre trois casernes et un poste militaire dans le nord d’Israël. Les bureaux de Téhéran, Dubaï, Beyrouth et Washington © Agence France-Presse -
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