Aux Etats Unis, le ralentissement de l’activité se confirme
L'économie américaine a encore ralenti au deuxième trimestre, les consommateurs étant de plus en plus nombreux à réfréner leurs dépenses. Et cette dégradation accroit la pression sur la Réserve fédérale, qui se réunit la semaine prochaine, en faveur d’une nouvelle injection de liquidités dans l’économie.
D’avril à juin, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,5% en rythme annuel, sa hausse la plus faible depuis le troisième trimestre 2011, a annoncé ce vendredi le département du Commerce. La croissance du premier trimestre a toutefois été révisée en hausse à 2% contre 1,9% annoncé lors de la première estimation. «L'économie peine à garder de l’altitude», a commenté Robert Dye, chef économiste chez Comerica à Dallas. La perte de vitesse de la machine économique américaine est la conséquence à la fois de la crise de la dette en zone euro, du fait d’un ralentissement de la demande européenne et des craintes suscitée par un plan de réduction de dépenses et de hausses d’impôts prévu pour début 2013. Les Américains diminuent, par précaution, leurs dépenses et amplifient la baisse d’activité. La crainte de perdre leur emploi dissuade de nombreux ménages de procéder à des achats qu’ils préfèrent reporter, phénomène particulièrement sensible dans l’automobile.
Les dépenses des consommateurs, qui représentent 70% de l'économie du pays, n’ont augmenté que de 1,5% sur le trimestre, bien moins que la hausse de 2,4% enregistrée sur la période précédente. D’ailleurs le sentiment des consommateurs a de nouveau baissé en juillet, l’indice de confiance reculant à 72,3 en juillet après 73 en juin, selon l’enquête Thomson Reuters-Université de Michigan. Il s’agit du plus bas niveau depuis le début de l’année. D’autres mauvaises nouvelles ont été publiées aujourd’hui. Les promesses de ventes immobilières ont diminué contre toute attente le mois dernier, l’indice de ces promesses reculant de 1,4% à 99,3 par rapport à mai, en raison d’une baisse du nombre de logements mis sur le marché, selon l’Association nationale des agents immobiliers.
Les derniers indicateurs en date, de l’emploi à l’industrie manufacturière, montrent que la marge de rebond est mince au troisième trimestre. Si elle est conforme aux prévisions des analystes, le ralentissement du Pib entre avril et juin ne peut qu’alimenter les attentes d’un un nouveau cycle d’assouplissement quantitatif (QE3) de la Fed. La Fed réunit la semaine prochaine un comité de politique monétaire (FOMC) au terme duquel aucune annonce spectaculaire n’est attendue et de nombreux économistes pensent qu’elle devrait attendre la réunion des 12 et 13 septembre pour avancer ses pions.
Plus d'articles du même thème
-
« Plus l’incertitude dure, plus les effets sur l’économie et les entreprises seront importants »
Emmanuel Auboyneau, gérant privé chez Amplegest -
Le cycle des risques géopolitiques retrouve ses plus hauts niveaux historiques
L’indice de risque géopolitique (GPR) développé pour la Fed par les économistes Dario Caldara et Matteo Iacoviello à partir des mentions «guerrières» dans les grands journaux anglo-saxons a atteint en mars son plus haut niveau depuis 2001. -
Donatella Principe quitte Fidelity
Donatella Principe va quitter Fidelity International, rapporte Funds People. « Après plus de onze ans chez Fidelity International, Donatella a décidé de quitter la société pour relever de nouveaux défis professionnels, en dehors de la gestion d’actifs », a commenté Cosmo Schinaia, responsable de l’Europe du Sud et de l’Amérique latine de Fidelity Intenrnational. Donatella Principe a rejoint Fidelity en 2015. Elle a occupé plusieurs fonctions, dernièrement directrice – stratégiste marchés pour l’Europe du Sud. Elle a contribué à la croissance de l’activité en Italie. -
«Le recul de l’inflation est retardé mais nous anticipons toujours une légère diminution des taux longs»
Ombretta Signori, directrice de la recherche macroéconomique chez Ofi Invest Asset Management. -
Les investisseurs misent sur les actions américaines et délaissent les actions européennes mi-avril
Les fonds d’actions américaines ont enregistré une collecte hebdomadaire de 17,4 milliards de dollars, d’après le "Flow Show" de Bank of America. -
«Nous avons ramené les portefeuilles vers une légère surpondération des actifs risqués»
Mathieu Pivovard, responsable de la gestion diversifiée, Allianz Global Investors
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- Comgest fait face à une forte décollecte au premier trimestre 2026
- Qui sont les plus grands gérants d'actifs du monde en 2026 ?
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- Arkéa AM se rapproche de son objectif d’encours à 2030
- Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
Contenu de nos partenaires
-
ArlésienneAutonomie : fin du suspense pour le plan « grand âge »
La feuille de route de l’ancienne ministre Charlotte Parmentier-Lecocq est remisée dans les tiroirs. Sa successeure promet désormais une « Conférence nationale » -
Choix publicsLa France contre le travail : chronique d’un découragement organisé
Manigances tactiques, impuissance, coups d’éclat publicitaires... A l'image des disputes autour du 1er mai, la campagne présidentielle est engagée. D’évidence, sur de mauvaises prémices -
Clouée au solFlambée du prix des carburants : Lufthansa ferme abruptement une filiale en plein conflit social
Le groupe allemand met en avant notamment des surcoûts liés au kérosène et à la guerre au Moyen-Orient