Athènes est à un vote de l’aide européenne
Les négociations avancent entre autorités publiques et institutions financières exposées au risque grec, en vue de la participation «informelle et volontaire» du secteur privé au prochain plan d’aide à la Grèce. Mais leur progression n’est pas une condition à la poursuite du premier plan d’aide qui prévoit le versement d’ici à mi-juillet de 12 milliards d’euros. Seul le vote du paquet de réformes négocié avec les créanciers internationaux, attendu demain, est désormais requis.
«Le FMI n’insiste pas sur sa demande d’un chiffrage du second paquet», a indiqué vendredi une source proche des négociations. Cela semblait encore le cas en début de semaine dernière. Le FMI avait été consulté dans l’après-midi du jeudi sur le projet de conclusion des Vingt-Sept concernant la Grèce. La chancelière Angela Merkel a déclaré pour sa part à l’issue du sommet européen : «Il n’est pas possible de donner des chiffres à ce stade» sur la participation du secteur privé, alors que cela était une ligne rouge quelques jours plus tôt. Cette souplesse nouvelle facilite la négociation avec les créanciers privés, d’autant plus que leur participation est supposée volontaire. S’interdisant de citer un «chiffre particulier», le Premier ministre grec a indiqué cependant vendredi que «le second prêt… pourrait être l’équivalent» du premier, soit 110 milliards.
Georges Papandréou doit à présent obtenir l’aval de son parlement au nouveau train de mesures négocié avec la troïka pour permettre le versement des 12 milliards d’euros nécessaires jusqu’à septembre. Le gouvernement dispose d’une majorité suffisante pour le faire passer, sauf à compter des défections dans les rangs socialistes. Une réunion des ministres de l’eurozone le 3 juillet, suivie d’un conseil d’administration du FMI le 8 devraient permettre le déblocage des fonds.
A l’issue du Conseil européen des 23 et 24 juin, Nicolas Sarkozy a assuré que les banques et les compagnies d’assurance françaises étaient prêtes à participer au second plan grec. Paris aurait élaboré une alternative et souhaiterait y faire adhérer ses partenaires européens.
En Belgique, en Espagne, en Allemagne, les négociations se poursuivent. Selon des sources bancaires citées par Reuters, le «rollover» pourrait consister dans le remplacement de la dette grecque par des obligations de type clairement différent afin d’échapper à la qualification de défaut par les agences de notation.
Vendredi, le nouvel organisme de supervision macrofinancière britannique, le Financial Policy Committee, a insisté sur la menace que représente la crise de la dette dans la zone euro pour le secteur financier britannique. Son président, Mervyn King, a estimé qu’il manquait encore à la zone euro une feuille de route pour indiquer comment elle entendait sortir de la crise grecque.
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