Après Bear Stearns, les marchés testent la résistance de Lehman Brothers
Les nouveaux dispositifs de distribution de liquidités de la Réserve Fédérale vont être durement mis à l’épreuve
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Thierry Arnaud, à New York
En publiant lundi une étude intitulée «A qui le tour?», David Trone, analyste chez Fox-Pitt Kelton, a parfaitement résumé le sentiment des investisseurs américains envers les maisons de titre, quelques heures après l’annonce de la reprise de Bear Stearns par JP Morgan Chase. Sa réponse n’est pas précisément de nature à rassurer: «aucun courtier n’est à l’abri», estime-t-il. De tous les établissements concernés, Lehman Brothers apparait toutefois clairement le plus exposé. Avec 80 milliards de dollars d’engagements sur les prêts hypothécaires, son profil de risque est jugé proche de celui de Bear Stearns. C’est pourquoi après avoir perdu 15% vendredi, l’action Lehman Brothers a de nouveau plongé de 19% lundi pour atteindre un cours de 31,75. Sur le marché des options, le contrat «put» à 25 dollars cotait 3,30 dollars pour cette semaine. En d’autres termes, les traders parient que la valeur du titre sera inférieure à 21,70 dollars d’ici vendredi.
La banque d’affaires, qui présente ce matin ses résultats trimestriels n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour convaincre qu’elle n’était pas en danger. Le 14 mars, elle a annoncé avoir levé une facilité de paiement de 2 milliards de dollars sur trois ans «sursouscrite par une quarantaine de banques». Prenant acte des décisions de la Réserve Fédérale d’accorder de nouveaux financements aux maisons de titres et d’accepter en garantie des obligations adossées à des prêts hypothécaires, le directeur général de Lehman, Richard Fuld, a estimé hier que de telles mesures «améliorent la situation en matière de liquidité et, de mon point de vue, signifient que le problème de liquidité cesse d’être un sujet pour l’ensemble de l’industrie».
Même si les situations ne sont pas forcément comparables, les investisseurs n’ont toutefois pas oublié les assurances similaires formulées en milieu de semaine dernière par Alan Schwartz, le directeur général de Bear Stearns. La valeur comptable de 84 dollars par titre est toujours d’actualité, assurait-il, quatre jours avant que Bear Stearns ne passe sous le contrôle de JP Morgan Chase pour deux dollars par titre. Hier, la vague de méfiance a également durement touché Merrill Lynch (-5,4%), Morgan Stanley (-8%), Goldman Sachs (-3,7%) et s’est étendue à Citigroup (-6%). Il semble acquis que les nouveaux dispositifs de distribution de liquidités élaborés par la Réserve Fédérale seront durement mis à l’épreuve dans les prochains jours.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides