Amundi est en avance sur son objectif de collecte annuelle
Le gérant, qui a collecté 39,1 milliards d’euros depuis janvier malgré la mollesse de l’activité en France, s’est engagé à capter 40 milliards par an.
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Julien Beauvieux
Malgré un environnement difficile pour l’industrie de la gestion d’actifs, Amundi a bouclé un bon troisième trimestre. La filiale du Crédit Agricole a enregistré une collecte nette de 22,3 milliards d’euros en hausse de 16,1% sur un an. Dans un environnement de taux zéro, la croissance a pourtant été tirée par la collecte monétaire (+17,9% à 13,8 milliards d’euros), tandis que les flux entrants dans les actifs long (actions, obligations, actifs réels, diversifiés) ont progressé de 14,7%, à 8,6 milliards.
« Amundi a enregistré une bonne dynamique au premier semestre qui a été encore plus forte au troisième trimestre, surtout en regard de la performance de bon nombre de nos concurrents, mais il est trop tôt pour songer à relever nos objectifs de collecte », a réagi Yves Perrier, son directeur général. Depuis janvier, le groupe a collecté 39,1 milliards d’euros, dont 25,8 milliards sur les actifs longs, alors qu’il s’était engagé avant son introduction en Bourse sur une collecte annuelle moyenne de 40 milliards.
Derrière ce chiffre ce cache néanmoins des disparités. Malgré les turbulences liées au Brexit, les institutionnels ont accéléré leurs souscriptions au troisième trimestre pour porter la collecte depuis janvier à 25 milliards d’euros, contre 15 milliards budgétés en moyenne par le groupe. Si les joint-ventures, poussées par l’Asie, ont déjà dépassé leur objectif annuel de collecte de 10 milliards d’euros, la distribution retail demeure bien loin du compte, avec une collecte de 1,6 milliards.
« En France, la collecte hors monétaire est repassée dans le vert au troisième trimestre », relève néanmoins Nicolas Calcoen, le directeur financier d’Amundi. Alors que le succès de la pierre-papier ne se dément pas, Amundi peut compter dans l’Hexagone sur la force de frappe de son nouveau pôle immobilier. Constitué en septembre avec la fusion d’Amundi Immobilier et de Crédit Agricole Immobilier Investors, ce dernier devrait encore collecter 3 milliards d’euros cette année.
« Sur les neuf premiers mois de l’année nous sommes en ligne avec tous les objectifs annoncés lors de notre IPO », s’est félicité Yves Perrier. Compte tenu de la hausse des revenus (+5,1% sur neuf mois) et de la baisse du coefficient d’exploitation à 52%, le profit a augmenté de 5,3%, à 415 millions d’euros. « Nous bénéficions d’une force de frappe significative avec notre capital excédentaire de 1,5 milliard d’euros et nous pourrions faire une offre engageante sur le gérant Pioneer », a souligné Yves Perrier, en référence au processus de cession de la filiale d’UniCredit.
Fondée par Laurent Dobler, Nicolas Kieffer et Victor Gutzwiller, la jeune boutique parisienne lance sa première Sicav luxembourgeoise et anticipe un retour des allocataires d’actifs vers la gestion de conviction.
La collecte a été portées par différents pays et différentes typologies de clientèle. R-co Valor et R-co Conviction Credit Euro attirent une bonne partie des flux. Cela permet à la société de gestion d'atteindre les 50 milliards d'euros d'encours.
Goldman Sachs renforce ses positions dans la gestion externalisée des retraites, un marché très disputé où s’affrontent notamment BlackRock, Mercer et Russell Investments.
Le plus important asset manager britannique indépendant cède Benchmark, son activité de conseil financier sur le segment mass affluent gérant 37,1 milliards de livres, à Söderberg & Partners, un groupe présent dans le conseil financier et le courtage d'assurance dans les pays nordiques et aux Pays-Bas.
Eurizon regarde de plus en plus au-delà des frontières italiennes, rapporte Bluerating, citant un article d’Expansión. La société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo a en effet engagé une démarche de renforcement international. Aujourd’hui, 17 % des encours d’Eurizon proviennent d’une clientèle extérieure au groupe Intesa Sanpaolo, mais l’objectif est d’augmenter encore cette part.
Le directeur général de Baillie Gifford, Tim Campbell, a annoncé aux collaborateurs de la société qu’ils avaient la possibilité de quitter l’entreprise, alors que celle-ci cherche à recentrer son activité sur les segments du marché à plus forte croissance, révèle le Financial Times. Il a indiqué, lors d’une visio interne récente, que les salariés basés au Royaume-Uni pourraient partir dans le cadre d’un programme de départs volontaires, avant de tenir une réunion réunissant l’ensemble du personnel sur ce sujet. Baillie Gifford, fondée en 1908, gère environ 200 milliards de livres sterling d’actifs et emploie 1.600 personnes au Royaume-Uni. Le gestionnaire d’actifs cherche à développer son activité auprès des family offices, des clients intermédiaires aux États-Unis et en Asie 5conseillers financiers et gérants de fortune), ainsi qu’auprès des clients recherchant une exposition accrue aux actifs privés.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve