Américains et Européens doivent s’entendre sur les dérivés
Les représentants des autorités européennes et américaines qui se rencontrent cette semaine doivent toujours trouver un accord sur la compatibilité de leurs régulations sur la compensation des dérivés. Ils s'étaient pourtant donnés jusqu’au 15 juin prochain pour aplanir leurs différends. Jeudi, le président du régulateur américain des dérivés, la Commodity Futures Trading Commission, Timothy Massad est censé rencontrer le commissaire européen aux services financiers, Jonathan Hill. L’américain devrait aussi être entendu par les eurodéputés de la commission des affaires économiques et monétaires demain.
Ces rencontres seront surveillées de près alors que fin avril, le Financial Times assurait qu’un projet d’accord pourrait être mis sur la table le 7 mai. «Sortir un accord pour le 7 mai, cela semble encore ambitieux. Les bases d’un éventuel accord ne sont pas encore très claires», estime cependant Eric Litvack, président de l’association des utilisateurs de dérivés, l’International Swaps and Derivatives Association (Isda) et responsable de la stratégie réglementaire chez SG CIB.
Les banques attendent que les régulateurs américains et européens aplanissent leurs différends sur la reconnaissance des chambres de compensation. A défaut, les exigences en capital imposées aux banques au titre de leurs expositions aux chambres de compensation pourraient être décuplées. En décembre dernier, la Commission avait décidé de reporter une nouvelle fois, jusqu’au 15 juin prochain, la date à partir de laquelle des exigences en capital élevées s’imposeront pour les utilisateurs de chambres de compensation non reconnues par l’Europe.
Cette date butoir a des chances d'être une fois de plus repoussée de six mois même si un accord intervient avant cette date. Quoi qu’il en soit, les utilisateurs de dérivés restent confiants sur l’aboutissement des négociations. «C’est quand même l’objectif de la réforme du G20 de migrer les dérivés standardisés vers les chambres de compensation, ce serait contraire à l’ensemble de cet objectif d’arriver à un scénario de non-reconnaissance», justifie Eric Litvack.
Les régulateurs européens et américains apparaissent aussi divisés sur le montant de marge initiale minimal qui doit être appelé par une chambre de compensation. Il est de deux jours et calculé en net selon la régulation européenne quand il n’est que d’un jour et calculé en brut dans le régime américain.
Plus d'articles du même thème
-
«Des phases de consolidation pourraient offrir des occasions de renforcer une exposition sur le yen»
Michaël Nizard, responsable de la gestion multi-asset et overlay chez Edmond de Rothschild AM. -
Les acheteurs de dette française attendent beaucoup du prochain quinquennat
Pour Alexandre Stott, économiste chez Goldman Sachs, la croissance de la France restera trop faible pour envisager une réduction rapide du déficit public. En revanche, les investisseurs attendent une clarification des orientations politiques du pays pour acheter davantage de dette. -
Rexel veut muscler son jeu aux USA avec le rachat de GCG pour 1,4 milliard de dollars
Le distributeur de matériel électrique Rexel renoue avec la croissance externe en s'offrant une plateforme spécialisée dans les infrastructures.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
- Le nouveau cadre SFDR se précise mais des désaccords demeurent chez les professionnels
- La France recule au 29ᵉ rang mondial du classement retraite de Natixis IM
- L’Europe lance un Pacte des investisseurs institutionnels européens pour la tech européenne
- Les assureurs ont orienté leurs achats vers la dette longue en 2025
- La Caisse des Dépôts va cesser de souscrire des obligations d'entreprises pétrolières
Contenu de nos partenaires
-
Comptes publicsLa réponse à la « crise » du pouvoir d’achat est dans la croissance
La France paie les erreurs des politiques économiques depuis 30 ans. La faiblesse de la croissance ne permet pas une hausse des salaires suffisante pour soutenir le pouvoir d'achat -
Visite du pape en France : à Paris, 800 000 personnes ont assisté à sa messe place de la Concorde
Devant 700 000 personnes assistant à sa grande messe sur la place de la Concorde, samedi 26 septembre, Léon XIV a encouragé les chrétiens « à sans cesse rayonner et transmettre la vie, la paix et l’Amour de notre Seigneur bien-aimé, Jésus-Christ » -
Audio, optique, dentaire... comment la Sécurité sociale peut économiser quelques milliards d'euros
Un rapport des inspections générales des finances et des affaires sociales chiffre des scénarios de transferts de prise en charge entre l'Assurance maladie et les complémentaires santé