Amélioration en trompe-l'œil sur le front des échanges mondiaux
L’indice Baltic Dry du coût de transport des matières premières enregistre un rebond de 125% depuis début décembre, en partie technique
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Tân Le Quang
Si l’inflation ne fait plus peur et que le prix du baril peine à dépasser la barre des 41 dollars, un premier signe de renchérissement du prix des matières premières a fait son apparition. De fait, l’indice Baltic Dry, qui mesure l’évolution du coût de transport maritime international des matières premières et qui reflète les échanges mondiaux, est en pleine dynamique haussière. Après un bon de 15% mercredi, il a atteint hier les 1.498 points. Ce qui porte sa remontée depuis son plus bas du 5 décembre dernier à 125%. Il avait touché un pic de 11.793 points le 20 mai 2008 avant de chuter.
Aujourd’hui, le retour de la demande pour le minerai de fer, qui sert à la fabrication d’acier, a réduit drastiquement le nombre de navires cargos de type Capesize (150.000 tonnes environ) disponibles. Il y a encore deux mois de cela, près de 25% de la flotte avait jeté l’ancre, d’autant que les frais de port s’étaient effondrés en dessous des coûts opérationnels.
Le rebond du Baltic Dry correspond-il pour autant à un vrai retour de la demande, notamment de la Chine, et à une reprise des échanges? Pour les stratégistes changes de BNP Paribas, elle signale plutôt «une amélioration de l’environnement de crédit qui, il y a encore seulement quelques mois, risquait de réduire le flux réel des biens dans le monde». La banque estime même que la reprise de l’indice contrebalance une surréaction à la baisse au plus fort de la crise de crédit. Crise qui s'était d’ailleurs traduite par le gel des crédits à l’export dans un certain nombre de pays.
A la tête du gérant panasiatique TR Capital, le dirigeant français Paul Robine déroule sa stratégie. Il livre à L’Agefi sa vision d’un marché en plein essor, où les besoins de liquidité devraient atteindre cette année les 1.300 milliards de dollars.
Le Wall Street Journal raconte l’histoire de Joe O’Donnell qui a affiné ses compétences en analyse boursière au cours d’une carrière de 13 ans dans les hedge funds, en exploitant états financiers, dépôts de titres et autres données à la recherche de signaux cachés. Il y a trois ans, il a lancé une startup, Canary Data, qui cherche à rendre obsolète une grande partie de ce qu’il faisait dans son ancien emploi.
Les gestionnaires d’actifs mondiaux qui se sont lancés en solo en Chine après que Pékin a assoupli les règles de participation au capital n’ont capté que 0,1 % du marché en cinq ans, rapporte le Financial Times, citant des données de Z-Ben Advisors. BlackRock, Fidelity, Neuberger, Allianz, AllianceBernstein et Schroders ont tous établi des sociétés de fonds détenues à 100 % après que la Chine a ouvert son secteur en 2020, investissant un total d’environ 800 millions de dollars. Mais ils ont attiré seulement 5 milliards de dollars (34 milliards de renminbi) sur les 36.500 milliards d’actifs que représente le marché à la fin du premier trimestre. Sur les six sociétés détenues à 100 % lancées depuis que la Chine a assoupli ses règles, Neuberger détient plus de 14 milliards de renminbi, BlackRock 11 milliards et Fidelity International 4 milliards de renminibi. Les trois autres ont des montants bien plus faibles, selon Z-Ben.
L’Indonesia Investment Authority (INA), le premier fonds souverain d’Indonésie, veut renforcer ses investissements dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle (IA) afin de profiter du boom mondial de l’investissement dans ce secteur.
Bpifrance encaisse 121 millions d'euros en cédant environ 3 % du capital de Constellium, spécialiste de la transformation de l'aluminium, alors que le titre évolue à son plus haut niveau depuis son introduction en Bourse en 2013.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Diplomate et ex-ambassadeur aux Etats-Unis, puis au Royaume-Uni, Wolfgang Ischinger préside la Conférence de la sécurité de Munich, rendez-vous incontournable des praticiens des relations internationales
Lundi 1er juin, Washington a annoncé avoir mené dans le week-end des tirs contre des systèmes de radar et de contrôle de drones dans le sud de l'Iran. De son côté, Téhéran dit avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine