Allianz GI vante son statut de gérant vraiment actif
Pas de doute pour Andreas Utermann, le directeur général et responsable de la gestion d’Allianz Global Investors, les gestionnaires d’actifs « doivent évoluer pour survivre » dans un environnement périlleux. La filiale d’Allianz, et société-sœur de Pimco, a fait mieux que survivre ces dernières années, grâce aux poches de résistance encore présentes au sein de la gestion active offrant des débouchés à ceux sachant se distinguer. Les actifs sous gestion ont bondi de 59% sur quatre ans à fin 2016, à 480 milliards d’euros.
La différenciation passe par la gestion alternative. Allianz GI y a multiplié ses actifs sous gestion par dix-sept sur les quatre dernières années, à 34 milliards d’euros, croissance soutenue avant tout par une quête des investisseurs de diversification et de moindre corrélation. Allianz GI a ainsi bâti une belle présence, comme le note la responsable de ces actifs, Deborah Zurkow, qui assure que «la croissance va se poursuivre, elle correspond bien à notre ADN de gestionnaire actif». Andreas Utermann relève de son côté que si l’alternatif ne représente encore que 4% des actifs à fin 2016 (42% pour les taux, 30% pour les actions, 24% pour la gestion diversifiée), sa contribution en termes de revenus est «clairement à deux chiffres».
Une moindre dépendance aux actifs du groupe
Allianz GI peut compter sur sa maison mère, source de 36% des actifs fin 2016. Andreas Utermann souligne que si le montant d’actifs concerné a augmenté ces dernières années, son poids relatif a baissé, et qu’Allianz GI apparaît moins dépendant que d’autres aux actifs issus de leur groupe. Surtout, le dirigeant estime que le poids relatif des actifs du groupe va continuer à s’effriter, «car nous avons des objectifs de croissance assez ambitieux». Qu’il se refuse pourtant à chiffrer. Car, comme le précise Tobias Pross, responsable de la zone Europe / Moyen-Orient / Afrique d’Allianz GI, l’« important n’est pas le montant total d’actifs sous gestion mais la capacité à répondre aux besoins des clients». «Nous souhaitons être reconnus comme un leader mondial de la gestion active», poursuit le dirigeant. Allianz GI continuera ainsi à réaliser des intégrations sélectives de sociétés ou d’équipes de gestion, sans pression pour une opération d’envergure.
En amélioration de 8 points sur quatre ans, le coefficient d’exploitation d’Allianz GI se situe à 69,6% en 2016, pour un résultat opérationnel de 543 millions d’euros presque doublé (+90%) sur la période.
Plus d'articles du même thème
-
Rothschild & Co AM collecte 3,6 milliards d’euros au premier semestre 2026
La collecte a été portées par différents pays et différentes typologies de clientèle. R-co Valor et R-co Conviction Credit Euro attirent une bonne partie des flux. Cela permet à la société de gestion d'atteindre les 50 milliards d'euros d'encours. -
Verizon et Lockheed Martin confient 70 milliards de dollars à Goldman Sachs
Goldman Sachs renforce ses positions dans la gestion externalisée des retraites, un marché très disputé où s’affrontent notamment BlackRock, Mercer et Russell Investments. -
Schroders recentre son activité de gestion de patrimoine sur les clients les plus aisés
Le plus important asset manager britannique indépendant cède Benchmark, son activité de conseil financier sur le segment mass affluent gérant 37,1 milliards de livres, à Söderberg & Partners, un groupe présent dans le conseil financier et le courtage d'assurance dans les pays nordiques et aux Pays-Bas. -
Eurizon s’intéresse à l’Espagne
Eurizon regarde de plus en plus au-delà des frontières italiennes, rapporte Bluerating, citant un article d’Expansión. La société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo a en effet engagé une démarche de renforcement international. Aujourd’hui, 17 % des encours d’Eurizon proviennent d’une clientèle extérieure au groupe Intesa Sanpaolo, mais l’objectif est d’augmenter encore cette part. -
Baillie Gifford a présenté un plan de départs volontaires
Le directeur général de Baillie Gifford, Tim Campbell, a annoncé aux collaborateurs de la société qu’ils avaient la possibilité de quitter l’entreprise, alors que celle-ci cherche à recentrer son activité sur les segments du marché à plus forte croissance, révèle le Financial Times. Il a indiqué, lors d’une visio interne récente, que les salariés basés au Royaume-Uni pourraient partir dans le cadre d’un programme de départs volontaires, avant de tenir une réunion réunissant l’ensemble du personnel sur ce sujet. Baillie Gifford, fondée en 1908, gère environ 200 milliards de livres sterling d’actifs et emploie 1.600 personnes au Royaume-Uni. Le gestionnaire d’actifs cherche à développer son activité auprès des family offices, des clients intermédiaires aux États-Unis et en Asie 5conseillers financiers et gérants de fortune), ainsi qu’auprès des clients recherchant une exposition accrue aux actifs privés. -
UniCredit réduit de moitié les encours confiés à Amundi
UniCredit réduit de moitié les encours confiés à Amundi au sein de sa gestion d’actifs et prépare le terrain au divorce avec la société de gestion contrôlée par Crédit Agricole, rapporte le quotidien italien Milano Finanza. La banque italienne a durci un cran supplémentaire son partenariat avec le groupe français, dans une trajectoire qui vise à réduire progressivement la dépendance à un fournisseur unique et à renforcer sa propre fabrique de produits interne.
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
Contenu de nos partenaires
-
ImpasseAméricains et Iraniens poursuivent leurs attaques, l’avenir de la trêve suspendu à un fil
Les Etats-Unis ont bombardé l’Iran pour la deuxième journée consécutive, dans la nuit de dimanche à lundi, et Téhéran a procédé à des frappes visant plusieurs de ses voisins du Golfe. Les médiateurs tentent de prévenir une escalade des tensions. -
Les moins de 13 ans bientôt privés de réseaux sociaux ? L’UE y réfléchit
Un rapport d’experts rendu public ce lundi recommande de restreindre l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux. Un travail qui vient appuyer le combat d’Ursula von der Leyen contre les plateformes -
Relevé des compteursL'Amérique et l'électrique, les deux moteurs de Stellantis
Au deuxième trimestre, le constructeur automobile dirigé par Antonio Filosa a livré environ 1,6 million de véhicules, un chiffre en hausse de 10 % sur un an.