AllianceBernstein reste confrontée à l’hémorragie de ses actifs
La filiale américaine de gestion d’actifs d’Axa, dont l’assureur détient 61 %, a subi en décembre son trente et unième mois consécutif de décollecte
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Benoît Menou
AllianceBernstein continue de subir la défiance des investisseurs. La filiale américaine de gestion d’actifs d’Axa, au sein de laquelle l’assureur détient un intérêt économique de 61,4%, a publié la semaine passée des chiffres décevants concernant ses actifs sous gestion à fin 2010.
Ils s’élevaient à 486 milliards de dollars au 31 décembre, en hausse de 0,2% sur un mois mais en repli de 2,0% sur douze mois. Faute de détails publiés sur la collecte, le montant total des encours trahit la poursuite de la fuite des actifs, pour le trente et unième mois consécutif comme le souligne Raymond James. «Force est de constater que la société ne parvient toujours pas à redresser la barre», se désole le courtier.
Tout juste le gestionnaire concède-t-il que la stabilité des actifs en décembre a été le fruit d’«effets marchés positifs côté actions, atténués par une collecte d’actifs négative». Sur 2010, les actifs actions ont chuté de 17% (pour représenter 45% du total), tandis que les actifs obligataires et «autres» (indiciels, alternatifs notamment) progressaient de 6 et 65% (42 et 13% des actifs à fin 2010). Le montant des actifs institutionnels abandonnait 6%, à 58% du total, celui des clientèles de détail et privée progressant de 5 et 4% (à 26 et 16% du total).
La société Sandler O’Neill, qui attendait 501 milliards de dollars sous gestion fin décembre, estime que ces évolutions masquent un taux annualisé de décollecte de 20% sur le quatrième trimestre, avec 25 milliards de dollars de retraits, dont jusqu’à 15 milliards en décembre. Le courtier craint que le mouvement de méfiance des institutionnels ne se poursuive pendant au moins tout le premier semestre, ces clients étant toujours plus prompts à remplacer les gestionnaires sous-performants, ce qui est le cas pour AllianceBernstein côté actions.
Raymond James, qui souligne pourtant un impact «marginal» sur les résultats d’Axa, avance que la hausse du résultat opérationnel d’AllianceBernstein sur 2010 sera ramenée entre 25 et 30% du fait de cette fin d’année délicate. Rendez-vous est pris pour le 10 février prochain et la publication des résultats d’AllianceBernstein. Une semaine précisément avant ceux d’Axa, qui avait hier de meilleures nouvelles à présenter. Le rapport de l’expert indépendant a qualifié de «juste et raisonnable» l’offre faite conjointement avec AMP aux minoritaires d’Axa Asia Pacific Holding.
Le distributeur affiche sa préférence pour le plan de restructuration présenté par son premier actionnaire. Il souhaite toutefois l’améliorer légèrement pour les créanciers et a besoin du soutien des banques.
Le groupe de divertissement et de paris sportifs se renforce dans la production de contenus grâce à cette acquisition. Après le rachat de JOA en début de semaine, il garde des marges de manœuvre.
La collecte a été portées par différents pays et différentes typologies de clientèle. R-co Valor et R-co Conviction Credit Euro attirent une bonne partie des flux. Cela permet à la société de gestion d'atteindre les 50 milliards d'euros d'encours.
Goldman Sachs renforce ses positions dans la gestion externalisée des retraites, un marché très disputé où s’affrontent notamment BlackRock, Mercer et Russell Investments.
La société créée par Cathie Wood a enregistré quatre ETF actifs et un Eltif dans l'Hexagone en début d'année. Pour couvrir la clientèle, la société s'appuiera sur Olivier Guichard, au sein de l'apporteur d'affaires spécialisé espagnol Capital Strategies Partners.
Xavier Niel, fondateur de Free, rachète 16 % de Vodafone, leader des télécoms au Royaume-Uni, au groupe de télécommunications émirati E& et devient le premier actionnaire du groupe britannique
Le lourd bilan humain de l’incendie en Andalousie rappelle que les feux de forêt ont fait plusieurs centaines de morts en Europe depuis dix ans. Jusqu'à présent, les incendies en France ont fait peu de victimes humaines
La Commission estime que les deux plateformes de Meta, trop addictives, rendent captifs leurs utilisateurs, dont les enfants. Deux fonctions sont particulièrement en cause : la lecture automatique des vidéos et leur défilement sans fin