Il reste deux étapes, l’approbation du nouveau gouvernement issu des élections de la mi-avril, et le feu vert de Bruxelles
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
C’est à l’aube, dimanche que le conseil d’administration d’Alitalia a annoncé avoir accepté un projet d’offre publique d'échange (OPE) présenté par Air France-KLM. Une surprise, l’opération prévoit la parité d’une action Air France-KLM pour 160 actions Alitalia, valorisant la compagnie détenue à 49,9% par l’Etat italien à 10 centimes d’euros par titre, soit 138 millions d’euros. L’offre traduit un rabais de 81% par rapport au cours de clôture d’Alitalia vendredi à 0,5383 euro à la Bourse de Milan. Air France-KLM émettra 8,7 millions d’actions nouvelles.
Air France-KLM envisage d’acquérir les obligations convertibles en actions Alitalia émises par la compagnie italienne, OC 2010, à leur valeur de clôture le 14 mars, 608 millions de dollars et s’engage également à garantir une augmentation de capital d’un milliard d’euros organisée juste après la fin de l’OPE et ouverte à tous les actionnaires d’Alitalia et détenteurs d’obligations convertibles. Le produit sera utilisé pour la relance commerciale d’Alitalia.
Air France-KLM souligne que son offre, " est fondée sur un plan industriel de restructuration et de relance d’Alitalia». suivie par une phase de développement avec renouvellement de la flotte à partir de 2010. Le plan 2008-2010 d’Alitalia prévoyait une exploitation à nouveau rentable en 2010. Air France-KLM dit anticiper un retour à la rentabilité d’exploitation dès 2009 pour que la compagnie se rapproche ensuite rapidement de marges d’exploitation conformes à celles des autres grandes compagnies aériennes européennes.
L’Etat italien fournira une ligne de crédit à Alitalia pour lui permettre de continuer à voler pendant la mise au point du rachat définitif. Elle sera remboursable dès la conclusion de l’opération.
L’assentiment du conseil d’administration d’Alitalia marque sans aucun doute une étape décisive mais le destin du groupe est encore loin d'être fixé. Des élections législatives sont prévues en Italie les 13 et 14 avril prochains et la privatisation d’Alitalia reste une question très sensible auprès de l’opinion publique.
De son côté Air France-KLM s’engage à ne pas vendre d’actions Alitalia pendant trois ans. Air France-KLM se dit prêt à étudier l’ajout d’Alitalia à son nom, une fois 100% d’Alitalia acquis.
Au delà de l'étape législative à venir, et donc de l’examen du futur gouvernement, le projet d’OPE devra également recevoir le feu vert de l’Union européenne.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides