Aer Lingus souhaite Air France-KLM comme chevalier blanc face à Ryanair
La compagnie franco-néerlandaise pourrait ainsi gagner des créneaux horaires sur Heathrow, mais sa priorité devrait rester Alitalia
Publié le
Bruno de Roulhac
Un nouveau dossier pour Air France-KLM? Alors que les discussions se poursuivent entre Alitalia et la compagnie franco-néerlandaise, Aer Lingus fait un appel du pied à Air France-KLM pour contrer l’offre de Ryanair. Dans un entretien à l’Irish Times, le président d’Aer Lingus, Colm Barrington a dit vouloir rechercher un investisseur, et Air France-KLM «serait une meilleure option que Ryanair», a déclaré le patron de la compagnie irlandaise. Pour sa part, Air France-KLM s’est refusé à tout commentaire. Aer Lingus n’exclut pas un partenariat avec un fonds de capital-investissement et envisage même une émission d’actions nouvelles pour diluer la participation de Ryanair dans la compagnie aérienne.
Au début du mois, Ryanair avait dévoilé son intention de lancer une OPA en numéraire sur son compatriote Aer Lingus, dont il détient déjà 29,82% du capital, au prix unitaire de 1,40 euro. Une opération qui valorise la cible à 748 millions d’euros. Néanmoins, depuis le 5 décembre, le cours évolue au-dessus du prix de l’offre.
Pour Ryanair, le gouvernement irlandais devrait saisir cette opportunité, lui permettant de ramasser 188 millions d’euros au titre de sa participation de 25% dans Aer Lingus. Toutefois, l’Etat «devrait être très très prudent sur la façon de céder cet actif national de grande valeur», a déclaré, Brian Lenihan, ministre des Finances irlandais. «Le gouvernement irlandais refuse le contrôle d’Aer Lingus par Ryanair, précise un analyste. Ryanair serait alors en situation de monopole et le gouvernement irlandais souhaite un minimum de concurrence avec au moins deux opérateurs aériens». En 2006, Ryanair avait déjà dû renoncer à une première offre à 2,80 euros par action, pour des raisons de concurrence.
«Quel avantage aurait Air France-KLM à s’engager dans une telle aventure? s’interroge un expert. Aucune synergie n’est envisageable et cette acquisition ne constitue pas un enjeu stratégique pour le groupe français. Toutefois, Air France récupérerait ainsi des slots [créneaux horaires, ndlr] sur Heathrow, permettant à la compagnie franco-néerlandaise de concurrencer British Airways sur son propre terrain». Mais, pour le moment, «la priorité d’Air France reste Alitalia », conclut un analyste.
Doublant la taille du précédent millésime, Blackstone Capital Partners Asia III dépasse son objectif de 10 milliards de dollars, confirmant la prééminence des plus grandes plateformes dans la région.
Le multi-family office franchit le cap des 6 milliards d'euros d'actifs sous conseil et structure sa gouvernance en confiant à Nour Bendimered le poste, nouvellement créé, de responsable des investissements (CIO).
Lors d'une étude de phase 3 sur son traitement contre la rectocolite hémorragique, quelques patients ont développé des cancers. Abivax estime qu'il n'y a aucun lien mais les investisseurs sanctionnent lourdement le titre.
Avec le recrutement de Christophe Juniet à la tête d'une nouvelle ligne métier, les dirigeants font de la transformation digitale une priorité stratégique.
La société de gestion fondée par Edouard Carmignac aborde une nouvelle phase de développement après l'arrivée récente de Christophe Arzano. Cette activité, qui pèse près d'un milliard d'encours, compte une dizaine de collaborateurs, dont trois ont été recrutés sur les douze derniers mois.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Giorgia Meloni semble vouloir privilégier le soutien aux ménages plutôt que le réarmement : Rome envisage de renoncer à une partie des 14,9 milliards d’euros du programme européen SAFE
La Russie a lancé 656 drones et 73 missiles dans plusieurs villes ukrainiennes, mardi 2 juin. L'attaque massive a fait neuf morts, dont quatre à Kiev, et des dizaines de blessés
La loi d'urgence agricole, texte à haut risque pour le gouvernement, a franchi la première étape de son parcours parlementaire dans les temps. L'exécutif assure que le projet de loi en ressort plutôt préservé, malgré des réécritures d'ampleur dictées par LFI et le RN