Fondée sur des actifs diversifiés, la performance annualisée de son portefeuille à fin 2009 s’élève à 6,5 % par an sur 20 ans et à 8 % sur 30 ans
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Yves-Marc Le Reour
Plus important fonds souverain au monde, Adia (Abu Dhabi Investment Authority) a publié pour la première fois son rapport annuel au titre de l’exercice 2009. Chargé depuis 1976 d’investir des capitaux pour le compte de l’émirat d’Abou Dhabi «afin de garantir et préserver sa prospérité future», le fonds s’est bien abstenu de publier le montant de ses actifs sous gestion estimés à plusieurs centaines de milliards de dollars. Il a en revanche révélé avoir «prudemment relevé son exposition en direction des marchés à forte croissance» l’an dernier afin de tirer profit de la reprise embryonnaire. Ceci dans le cadre d’une stratégie d’investissement fondée sur «une création de valeur à long terme».
Si son portefeuille se compose de nombreuses classes d’actifs (voir graphique), «environ 80% des actifs sont gérés par des fonds extérieurs soigneusement sélectionnés et suivis au quotidien» par Adia, dont les effectifs s’élèvent à plus 1.200 personnes. Le fonds souligne également qu’environ «60% de ses actifs font l’objet d’une stratégie d’investissement indicielle» visant à répliquer la performance des marchés sous-jacents. Exprimé en dollars, le rendement de son portefeuille global à fin décembre 2009 atteint 6,5% par an sur 20 ans et 8% sur 30 ans, contre respectivement 6,1% et 7,6% un an plus tôt.
Estimant que les perspectives économiques pour 2010 sont empreintes «d’une incertitude considérable», le directeur général d’Adia, Ahmed bin Zayed Al Nehayan ajoute que le faible niveau des taux d’intérêt nominaux combiné à l’endettement élevé du secteur public aboutira à un cycle économique «très différent de tout ce qui a été vu au cours des 25 dernières années».
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