Acofi lève un fonds de titrisation pour le leasing de matériel industriel
La société de gestion a aussi bouclé le premier tour d’un fonds de capital-investissement dédié aux centrales photovoltaïques
Publié le
Amélie Laurin
En parallèle de l’ouverture de son capital à La Française, Acofi lance deux nouveaux produits. L’un dans les énergies renouvelables, l’autre dans un domaine inédit pour la société de gestion: le leasing (crédit-bail) de matériel industriel.
Baptisé Prédirec Leasing Stratégique, «ce fonds de prêts à l’économie devrait collecter 200 millions d’euros d’ici au mois de septembre, annonce à L’Agefi Thibault de Saint Priest, associé gérant d’Acofi, sans pour autant dévoiler le montant déjà levé. Nous avons le soutien de six investisseurs institutionnels et en espérons une dizaine en tout».
Après les fonds Prédirec consacrés à l’immobilier et aux collectivités locales, «ce véhicule conçu avec notre partenaire ChetWode (société de structuration à l’origine d’un projet similaire, finalement avorté, avec 360 AM en 2011, ndlr) a vocation à financer des équipements industriels, par exemple des lignes de montage automobile, d’embouteillage ou de tissage à forte valeur ajoutée, en France, Belgique et Italie», explique Thibault de Saint Priest. Ce fonds de titrisation rachètera des titres de créances à la livraison des équipements ou en sale and leaseback (plusieurs années après la mise en service). «Nous serons le seul financeur des opérations concernées pour des tickets de 5 à 20 millions d’euros», indique Acofi dont le fonds, d’une durée de six ans, vise un rendement annuel supérieur à 5%.
La société vient aussi de lever 40 millions d’euros auprès d’institutionnels pour un FPCI (fonds professionnel de capital-investissement) dédié aux énergies renouvelables. «Avec l’effet de levier, cela représente déjà une capacité d’intervention de 180 à 200 millions d’euros, assure Thibault de Saint Priest. Nous souhaitons au total lever entre 60 et 80 millions d’euros de fonds propres pour ce véhicule qui vise untaux de rendement interne de 8 à 10% pour sept à dix ans de détention».
Comme les club deals déjà montés par Acofi pour des family offices, Transition Energétique France investira 3 à 10 millions d’euros de fonds propres par opération pour prendre la totalité du capital de petites centrales photovoltaïques, voire éoliennes. «Nous choisissons seulement des infrastructures brownfield, c’est-à-dire déjà en activité, et offrant des cash-flows réguliers garantis par les tarifs de rachat d’électricité d’EDF», indique l’associé-gérant.
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