«A terme, un indice S&P 500 à 2.300 points ne serait pas surprenant»
Vincent Guenzi, directeur de la stratégie d’investissement, Groupe Cholet Dupont
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Bruno de Roulhac
- L’Agefi: Pourquoi être si optimiste sur le CAC 40 et l’EuroStoxx 50 ?
- Vincent Guenzi: Nous gardons confiance dans les capacités de la zone euro et de la France à se réformer à moyen terme même si les évolutions récentes n’incitent pas à l’optimisme, ce qui justifie notre prudence à court terme. En revanche, nous constatons que des entreprises européennes assez similaires à leurs consœurs américaines se paient au même prix. Le potentiel de réappréciation des actions européennes tient bien à l’aspect domestique de la plupart d’entre elles. Leurs marges et leurs profits sont loin des meilleurs niveaux historiques et une grande partie des actions de la zone euro sont «value». Une modification sensible du cadre législatif ou fiscal français ou du contexte économique en zone euro permettrait une revalorisation importante du CAC ou de l’Eurostoxx 50, ce que soulignent nos prévisions.
- Le S&P 500 ne devrait-il pas continuer à progresser fortement ?
- Après cinq ans de hausse, le rythme de progression devrait s’atténuer. Mais nous relevons encore régulièrement nos objectifs. Les investisseurs ne semblent plus craindre la «normalisation monétaire» à venir. Celle-ci va favoriser les actions car elle entérine une croissance plus assurée. Ensuite, elle va relever les valorisations des actions par rapport aux obligations. Comme la prime de risque des actions américaines est assez éloignée de sa moyenne historique, cela offre à la fois une protection contre une légère hausse des taux longs mais aussi un potentiel de hausse des PER. A terme, un indice S&P 500 à 2.300 points ne serait pas surprenant, mais l’incertitude générale actuelle ne nous incite pas à remonter autant nos prévisions.
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