Le nouvel accord des dirigeants de l’Union sur la Grèce détendra sans doute à court terme les marchés. Leur soulagement est fondé d’abord sur l’ampleur des masses totales mobilisées pour la Grèce qui dépasseront largement 200 milliards d’euros. En outre, l’élargissement du rôle du Fonds européen de stabilisation financière, autorisé à intervenir préventivement, à recapitaliser des banques et surtout à racheter de la dette grecque sur le marché, est une avancée majeure, financière et politique. Combinée à l’allongement de la maturité et à l’abaissement du coût des prêts européens, et à l’effort particulier des banques privées, elle change l’équation financière grecque. Mais ce plan, encore obscur sur certains points, n’est pas sans risque : il s’annonce long et complexe à mettre en place, d’autant qu’il implique un défaut partiel. Des solutions techniques existent pour le gérer, mais le retour de tensions sur les marchés ne peut être écarté. Quant au FESF, il ne voit pas ses moyens renforcés, et reste donc calibré pour gérer les cas grec, portugais et irlandais mais non une extension de la crise à l’Italie ou l’Espagne. Au bout du compte, la crédibilité de ce plan dépendra de son exécution, qui doit être aussi rapide que précise, et surtout du succès du plan de redressement engagé par Athènes. L’allègement de 24% du fardeau de la dette ne saurait le garantir. Si l’Europe a fait un pas important jeudi, elle n’a pas encore gagné la partie.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides