« A court terme, les flux d’investissement iront vers des classes d’actifs refuges »
Marc Olivier, directeur général de Nordea en France
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi adoptez-vous un portefeuille neutre ?
Marc Olivier : Il y a quelques semaines encore, nous étions surpondérés en obligations et sous-pondérés en actions. En revenant à une pondération neutre pour ces deux classes d’actifs, nous avons pris nos bénéfices sur les obligations et renforcé notre position en actions, à des prix d’achat attractifs. La raison pour laquelle dans l’ensemble, nous avons adopté une position neutre, est le risque probable de l’éclatement de la bulle immobilière en Chine et de son impact sur l’économie domestique. La Chine étant le principal moteur de la croissance économique mondiale, nous ne sommes pas prêts à prendre ce risque.
Qu’attendez-vous pour vous renforcer en actions ?
Pour une surpondération stratégique en actions, nous aurions besoin de solides garanties quant à une reprise durable de l’économie mondiale. Dans l’environnement actuel, le risque de récession en W est toujours important, et il y a toujours la question des effets des stratégies de sortie des banques centrales et des plans de restriction budgétaire en Europe sur les perspectives de croissance. Ces incertitudes devront au moins s’estomper avant que nous décidions d’une surpondération en actions, sur un plan stratégique.
A plus long terme, nous sommes tout à fait prêts à assumer une surpondération en actions, avec une sous-pondération correspondante en obligations, à cause des taux d’intérêt bas. Cependant à court terme, nous pensons que les marchés vont continuer à être influencés par des flux d’investissement vers des classes d’actifs «refuge», dont les obligations, et ce, malgré les faibles rendements qu’elles offrent.
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
Alors que l'action SpaceX se négociait, jeudi, en dessous de son niveau d'introduction, sa volatilité inquiète à l’approche de la première échéance de la fin de la période de blocage. Et pour le sort des autres IPO à venir.
Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, engage une consultation de marché pour ses contrats emprunteurs. La décision, validée par le conseil d’administration, pourrait être lourde de conséquences pour l’AGPM et Allianz, ses partenaires historiques.
Le très attendu rapport sur la compétitivité bancaire de la Commission européenne doit être publié ce vendredi après-midi. Il propose d'assouplir certaines exigences prudentielles, notamment dans le ratio de levier, ainsi que des mesures pour encourager la consolidation du secteur.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »
Dans une longue lettre aux Français, l’ancien Premier ministre de François Hollande pose les fondations d’une candidature présidentielle sans encore se déclarer officiellement. Une façon de placer Raphaël Glucksmann et François Hollande, restés sourds à ses appels au rassemblement, devant le fait accompli