Toute l’actualité économique de la zone euro (PMI, inflation, croissance, chômage, confiance des ménages, dépenses) et de ses principaux membres (Allemagne, Espagne, France, Italie).
Une note de Goldman Sachs montre cependant une certaine avance, en termes de resserrement des spreads, pour le crédit en dollars, sur lequel ses stratégistes ont créé un indicateur de sentiment spécifique.
Après leurs discours très restrictifs du mois de mars, une majorité de gouverneurs ont communiqué dans le sens d’un statu quo pour la réunion monétaire du 30 avril. Même si l’annonce d’un cessez-le-feu n’a toujours pas permis de débloquer le détroit d’Ormuz et de diminuer les prix du pétrole.
Les nouvelles difficultés liées à la guerre ont fortement assombri les perspectives économiques, selon les enquêtes sur le climat des affaires. Cependant, l’industrie amortit le choc constaté sur la demande intérieure, et cela pourrait durer encore un peu.
Le gouvernement allemand vise désormais une hausse du PIB limitée à 0,5% cette année et une inflation de 2,7%. L'Italie a également réduit ses propres prévisions.
L'indice PMI manufacturier de la zone monétaire pour le mois de mars a été revu en légère hausse et demeure supérieur au seuil de 50. Il a toutefois été révisé à la baisse pour la France.
L’inflation globale a accéléré en mars dans les pays de l’Union monétaire, jusqu’à 2,5 % sur un an et 1,2 % sur un mois, tirée par les prix de l’énergie.
L’Organisation de coopération et de développement économiques conserve sa prévision de croissance de 2,9 % pour 2026 mais prévoit un chiffre de 3 % au lieu de 3,1 % pour 2027, misant sur l’atténuation progressive des perturbations dans les approvisionnements en énergie.
Peu après la destruction de deux lignes de liquéfaction au Qatar, l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne a fait savoir que la Maison-Blanche pourrait «couper» les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) américain vers l’Europe en cas d’absence de ratification de l’accord commercial conclu avec Donald Trump en août 2025.
Le sentiment des chefs d'entreprises s’est dégradé depuis le début du conflit en Iran, confirmant le résultat d’autres enquêtes, et mettant à risque la reprise tant attendue en Allemagne.
Les PMI publiés mardi, les premiers depuis le début de la guerre en Iran, se sont déjà dégradés dans les services et dans tous les secteurs en France au mois de mars.
Si la présidente Christine Lagarde a adopté un ton mesuré jeudi, ses services ont publié des projections plutôt restrictives liées au conflit dans le Golfe. Elles intègrent une inflation plus forte et une croissance plus faible en 2026, ainsi qu’une hausse de taux et demie dans les conditions financières.
En février 2026, l’inflation de la zone euro atteint 1,9%, en légère hausse après 1,7% en janvier. Mais les Etats-membres connaissent des situations variées.