L’actionnariat salarié français en perte de vitesse
Le succès de l’actionnariat salarié ne se dément pas en Europe. Le capital des grandes entreprises européennes (99% de la capitalisation européenne) est détenu à 3,20% par ses salariés (6% en France), contre 2,48% en 2006, ce qui représente pas moins de 325 milliards d’euros, selon le recensement 2016 de la Fédération européenne de l’actionnariat salarié (FEAS).
Depuis le point bas de 2009, la détention par personne a doublé et atteint 42.000 euros (23.000 euros en excluant les dirigeants exécutifs et 15,5 millions pour les exécutifs). Soit un recul de 11% par rapport au point haut de 47.000 euros atteint en 2015. En France, la quote-part est de 23.000 euros pour les salariés «ordinaires» et de 41 millions pour les dirigeants. Néanmoins, le poids des dirigeants dans la part de capital détenue par les salariés n’est que d’un tiers en France, contre 44% pour la moyenne européenne.
Rien de surprenant, puisque la France reste de loin, le premier acteur. Sur les 7,8 millions d’actionnaires salariés en Europe, 38% sont français. Néanmoins, leur nombre ne cesse de diminuer depuis 2013, conséquence notamment de l’alourdissement de la fiscalité.
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