La révolution numérique ouvre la finance à de nouveaux acteurs
Goldman Sachs a publié le 13 mars 2015 une étude portant sur la «socialisation de la finance». La banque américaine entend par ce concept toutes les transformations en cours comme le crowdfunding, la gestion de patrimoine automatisée, les prêts via une plateforme internet ainsi que les transferts d’argent éléctroniques. Une définition large qui englobe les activités de la finance menacées par la révolution numérique et fragilisées par le durcissement de la régulation. Au total ces marchés potentiels sont estimés à 4 000 milliards de dollars.
Les quatre métiers évoqués par Goldman Sachs sont portés par la montée en puissance des « millenials », toute personne âgée de moins de 35 ans. Au sein de cette catégorie, 63% des Américains ne disposent pas de carte de crédit, un tiers ne pense pas avoir besoin de banque dans 5 ans et 14% des petits entrepreneurs utilisent déjà des moyens de financement non-bancaires.
Ces innovations financières profitent notamment des nouvelles exigences réglementaires imposées au secteur financier traditionnel après la crise de 2008. Le retrait partiel de certains acteurs habituels a créé de nouvelles opportunités pour ces start-ups. La gestion de patrimoine automatisée atteint ainsi 5 milliards de dollars d’actifs gérés, le prêt entre particuliers a dépassé les 10 milliards l’an passé et le transfert électronique d’argent totalise 7% des transactions.
Pour ce qui est du crowdfunding, Goldman Sachs considère qu’il est désormais suffisamment mature pour menacer de larges pans de la finance traditionnelle, en offrant une alternative aux créateurs, inventeurs et même aux PME. L’étude rappelle les chiffres impressionnants du secteur : 1,6 milliard de dollars levés sur la plateforme Kickstarter avec des campagnes atteignant plus de 15 millions de dollars;10 milliards de dollars récoltés en 2014 pour l’ensemble du secteur et un marché potentiel s’élevant à 1 200 milliards de dollars.
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