L’assurance dommages s’engage dans une année difficile en France
La concurrence dans le secteur français de l’assurance dommages va peser sur la capacité des assureurs à relever leurs tarifs l’an prochain, estime Moody’s. L’agence de notation, qui publie mercredi ses perspectives sur le secteur de l’assurance en 2018, a une perspective négative pour l’assurance dommages.
«Les sociétés françaises d’assurance dommages augmenteront leurs prix à un rythme légèrement plus élevé que les années précédentes, notamment en assurance automobile, mais en raison de la forte concurrence, ces majorations compenseront à peine l’augmentation de la sinistralité», explique Benjamin Serra, VP-senior credit officer chez Moody’s. «Les bénéfices des assureurs dommages vont, de fait, demeurer limités.»
Dans le détail, Moody’s s’attend à ce que l’assurance automobile reste techniquement déficitaire, tandis que les ratios combinés en assurance dommages stagnent autour de 100%, laissant les assureurs vulnérables à une hausse de la sinistralité. Parallèlement, la faiblesse persistante des taux d’intérêts devrait continuer à rogner les résultats financiers des assureurs dommages, qui constituent l’essentiel de leur rentabilité actuellement.
Concernant l’assurance-vie, l’agence de notation est moins négative, conservant une perspective stable. Moody’s anticipe tout de même une régression de la collecte nette au cours de l’année, alors qu’une «phase de décollecte pourrait s’amorcer entre 2018 et 2022 en raison de l’augmentation structurelle des rachats et des prestations».
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