Lemon Way change de braquet en Afrique
Fort de son succès au Mali, avec 900.000 comptes mobiles ouverts à fin février, Lemon Way se sent pousser des ailes en Afrique. L'établissement de paiement s’est adjoint les services de Stéphane Drai, un entrepreneur spécialiste du paiement en Afrique qui a pris les rênes d’une nouvelle filiale basée à Dakar. C’est dans la capitale sénégalaise que se situe le siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) qui supervise les huit pays membres membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
C’est auprès de cet institut d'émission que Lemon Way Africa sollicite un agrément d'émetteur de monnaie électronique valable dans les différents pays de la zone. La procédure ayant pris plus d’un an pour son concurrent Orange Money, Lemon Way Africa entend débuter ses activités sans tarder en s’appuyant sur une banque partenaire. La société, qui n’a pas encore tranché, est en discussion avec des établissements panafricains et français. Elle vise également une expansion dans la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) qui couvre six pays dont le Cameroun, ainsi qu’en République démocratique du Congo.
Un taux de bancarisation de seulement 11%
Lemon Way Africa fait du porte-monnaie mobile la pierre angulaire de son offre sur un continent où le taux de bancarisation avoisine les 11%. «Dans des pays où le cash est omniprésent, le taux d'équipement très important en téléphonie mobile permet de sauter la case banque», rappelle Stéphane Drai. Au Mali, 40% des fonds déposés ne ressortent pas, ce qui montre que la solution est assimilée à un «bas de laine». Une carte associée au compte mobile permet en outre de retirer aux guichets et de payer en ligne. Lemon Way Africa complète son offre par des services répondant aux nouveaux usages : cagnotte solidaire, plate-forme de crowdfunding ou encore place de marché de produits sélectionnés.
Les leviers de croissance résident aussi dans les transferts d’argent avec les diasporas. La société prévoit une commission fixe quel que soit le montant transféré. Au delà des flux impliquant l’Europe, «nous allons également travailler les corridors africains, en particulier entre le Burkina Faso et la Côte-d’Ivoire», souligne Stéphane Drai. La pression concurrentielle dans les services financiers mobiles n’effraie pas Lemon Way Africa qui vise un objectif de 20 millions de comptes à horizon 2020 dans une quinzaine de pays.
Plus d'articles du même thème
-
En France, le taux de chômage grimpe à 8,3% au deuxième trimestre
Il a progressé de 0,7 point sur un an, à un plus haut depuis le Covid. -
Airbnb relève ses prévisions pour 2026
La plateforme de location saisonnière profite d'une forte demande touristique, soutenue notamment par la coupe du monde de football en Amérique du Nord. Au 2e trimestre, son résultat net a augmenté de 27% par rapport au printemps 2025, à 816 millions de dollars. Elle table sur une marge d'Ebitda ajusté supérieure à 35,5%. -
Eutelsat prévoit une stabilité de sa rentabilité en 2026-2027
L'opérateur satellitaire a fait mieux qu'attendu pour l'exercice clos au 30 juin 2026. Grâce aux levées de capital réalisées fin 2025, son ratio d'endettement net sur Ebitda ajusté est revenu à 2,32 au 30 juin, contre 3,88 un an plus tôt.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
Contenu de nos partenaires
-
Série d'étéMoi, Robot 1er, président : « Je reconstruirais le contrat social »
SERIE. Le cofondateur de Blablacar Frédéric Mazzella a imaginé le discours fictif d'une Intelligence artificielle parvenue au sommet de l'Etat -
Le taux de chômage en France s’emballe à 8,3 %, un niveau inédit depuis 2020
Selon l’Insee, le taux de chômage en France s’établit à 8,3 % au deuxième trimestre, soit 0,7 point de plus par rapport à l’an passé. Ainsi, 2,7 millions de personnes sont au chômage, au sens du Bureau international du travail (BIT) -
Pollueur payeurFace au surtourisme, l'Italie joue la carte de la dissuasion
De Venise aux plages de Sardaigne, les sites les plus fréquentés multiplient tarifs, réservations obligatoires et quotas pour contenir des flux touristiques toujours plus importants