L’actualité des grandes banques centrales de la planète, celles de la zone euro (BCE), des Etats-Unis (Fed), du Royaume-Uni (BoE), du Japon (BoJ). Nos analyses et éclairages sur les politiques monétaires mises en œuvre par ces autorités au cœur de l’économie mondiale.
Entre une inflation – pour l’instant surtout liée à un choc d’offre exogène pour la zone euro et le Royaume-Uni – et des taux longs très élevés qui durcissent naturellement les conditions financières, les grandes banques centrales pourraient sans doute être un peu plus patientes que ne l’attendent les marchés. Mais dans un contexte très favorable à la «dominance budgétaire», ces derniers ont besoin de certitudes sur l’indépendance des gardiennes des monnaies.
L’intervention japonaise coordonnée avec les Etats-Unis et les anticipations d’une hausse de taux par la Banque du Japon ont renversé la tendance à l’affaiblissement du yen. Ce qui pourrait lancer le débouclage du carry trade.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent désormais des hausses de taux dans toutes les grandes banques centrales sauf la Banque d’Angleterre (BoE). Ils tardent cependant à aligner les taux longs sur la tendance en forte hausse de cet été.
L’inflation à plus de 4% et la reprise économique en cours ont conduit l’institution à relever son taux directeur de 25 points de base, moins de deux mois après l'avoir déjà porté à 2,50%.
La banque centrale a décidé de maintenir son taux directeur à 2,25%, constatant une reprise de l’économie canadienne et une inflation sous-jacente à 2%. Elle reste toutefois vigilante sur les conséquences de la guerre tarifaire enclenchée par Donald Trump.
La hausse des taux longs japonais et la pression des Etats-Unis vont dans le sens d’une hausse de taux plus rapide qu’attendu initialement, mais la Banque du Japon veut garder son propre tempo.
Le métal jaune a effacé la moitié de ses gains d’août, son meilleur mois depuis le début de l’année. Il est affecté par les anticipations de resserrement monétaire de la Fed, la hausse du dollar et le rebond des taux longs, principalement les taux réels.
La guerre au Moyen-Orient, l’inflation et les dettes publiques en hausse font grimper les taux longs des grandes économies. Les Etats-Unis font pression sur le Japon, leur principal bailleur, pour reprendre la main alors que la dette américaine atteint un record.
Les Etats-Unis multiplient les initiatives visant à empêcher le marché obligataire de dicter seul le prix de leur dette, relève Didier Borowski, responsable de la recherche sur les politiques macroéconomiques d’Amundi Institute. Un parfum de "répression financière", déjà observée au XXe siècle, plane.
Kevin Warsh, qui passait un «examen» en ouverture du Symposium de Jackson Hole après avoir été critiqué pour son manque de clarté sur l’inflation en juillet, a tenté de se rattraper. Et fait pencher le marché en faveur d’une hausse de taux dès la prochaine réunion.
Les aides gouvernementales à l’achat de carburant ont réduit la hausse des prix énergétiques mais l’inflation alimentaire est toujours élevée et pourrait encore augmenter dans les mois à venir.
Premier partenaire économique des Etats-Unis, le Mexique a réussi à se mettre à l’écart de la guerre tarifaire de Donald Trump grâce à une attitude conciliante. Mais la dépendance vis-à-vis de son voisin apparaît aussi comme une vulnérabilité.
Un mois après avoir remonté son taux à 2,75%, la banque centrale coréenne poursuit sur sa lancée. Une décision justifiée par la croissance plus dynamique qu’attendu et par l’anticipation d’une inflation au-dessus de la cible pour une période prolongée.
Cette publication plus forte que prévu en juillet met en évidence des pressions persistantes sur les prix et a renforcé la probabilité d’un relèvement des taux par la Banque d'Australie en novembre.
A deux jours du Symposium de Jackon Hole, le directeur Stratégie et marchés internationaux chez Natixis IM, également enseignant en économétrie aux Universités Paris Dauphine et Panthéon Sorbonne revient sur les nouvelles pistes de stratégie monétaire lancées par le président de la Réserve fédérale.
La banque centrale suédoise a laissé son taux directeur inchangé à 1,75% tout en laissant la porte ouverte à une hausse de 25 points de base d’ici à la fin de l’année si l’inflation accélère. Elle est intégrée dans les prix de marché.
Le marché de l’emploi britannique continue de montrer des signes de faiblesse, avec un ralentissement des embauches, des emplois vacants au plus bas depuis 2021 et une moindre hausse des salaires. De quoi permettre à la Banque d’Angleterre de maintenir ses taux.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
Le PIB japonais a moins progressé que prévu au deuxième trimestre, pour des raisons ponctuelles. Pas de quoi faire fléchir la Banque du Japon qui veut accélérer le rythme de son resserrement monétaire pour accompagner le yen.