L’actualité des grandes banques centrales de la planète, celles de la zone euro (BCE), des Etats-Unis (Fed), du Royaume-Uni (BoE), du Japon (BoJ). Nos analyses et éclairages sur les politiques monétaires mises en œuvre par ces autorités au cœur de l’économie mondiale.
Les panélistes interrogés par L’Agefi n’ont pas modifié leurs attentes de taux pour les quatre grandes géographies par rapport à fin septembre. Ils renforcent légèrement le dollar.
La banque centrale du Japon fait une pause dans sa politique de normalisation mais confirme son changement de cap avec un discours plus restrictif. Le retour de l'inflation à sa cible de 2% est à la fois une victoire et un risque auquel la banque reste très attentive.
La Banque centrale européenne a laissé jeudi ses taux inchangés à 2,5% lors de sa réunion de politique monétaire. La remontée des taux longs et l'écartement des spreads sur le marché obligataire effectuent le travail de resserrement monétaire à sa place.
La banque centrale a annoncé le prochain départ de sa présidente, avant la fin de son mandat et l'élection présidentielle française. De quoi accélérer le processus de renouvellement à la tête de la BCE.
La banque centrale américaine a décidé d'opter pour le statu quo en maintenant ses taux à 4%, à quelques semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.
La Banque du Canada (BoC) a remonté son taux directeur pour la première fois depuis juillet 2023, après l’équivalent de onze baisses de taux en 2024 et 2025. Elle a relevé également sa prévision d’inflation moyenne pour 2027 au-dessus de sa cible et indiqué qu’elle pourrait encore augmenter son taux directeur, «avec prudence».
Les prix à la consommation ont augmenté de 2,1% en septembre, toujours tirés par les prix énergétiques, surtout du gaz, car les carburants et l’électricité profitent encore des subventions gouvernementales. L’inflation sous-jacente progresse également et dépasse les 2% pour la première fois en neuf mois. Le Comité de politique monétaire de la Banque du Japon se réunit la semaine prochaine.
Les positions longues sur le dollar sont remontées en quatre semaines à des niveaux proches des plus hauts en dix ans. Et inversement sur les positions vendeuses contre l’euro ou la livre.
La banque centrale a maintenu son taux directeur mais relevé celui de la rémunération des dépôts et réduit le taux des réserves obligatoires. Ces décisions surprenantes reflètent les défis de la banque. Elle doit apporter une réponse à la fuite des capitaux provoquée par la menace de MSCI de rétrograder le pays en dehors des indices émergents.
Les prix à la consommation augmentent de 3,5% sur un an en septembre, au-dessus des attentes de la Banque d’Angleterre. Les prix des carburants sont toujours le facteur principal de ce rythme qui revient aux niveaux de 2022.
La croissance des salaires outre-Manche a légèrement accéléré de +3,7 % entre juin et août et le chômage a reculé à 4,7%. Ces données pourraient pousser la Banque d’Angleterre à relever ses taux en novembre.
L’Agence internationale de l’énergie a alerté sur le risque de persistance des tensions sur le marché du diesel jusqu’à mi-2027, dans son dernier rapport mensuel.
Les marchés monétaires sont longtemps restés plutôt calmes en zone euro, sous l’effet des achats de la Banque centrale européenne (BCE) en 2020-2022. Aujourd'hui, la volatilité sur les taux interbancaires fait ressurgir le spectre d’une instabilité financière.
En relevant de 25 points de base son taux, la Reserve Bank of India entend répondre à l’inflation qui a dépassé son objectif de 4% pour le troisième mois consécutif. La croissance, elle, devrait être plus dynamique que prévu, dépassant les 7%.
Les prix à la consommation augmentent plus vite que les prévisions et dépassent la cible de la banque centrale, tandis que les entreprises industrielles affichent leur optimisme. Les conditions sont réunies pour la poursuite de la normalisation de la politique monétaire.
Les panélistes interrogés par L’Agefi ont augmenté leurs attentes de hausses de taux pour les quatre grandes banques centrales. Et également pour les taux longs.
La BNS a acheté des devises étrangères afin de stabiliser le franc suisse qui s’est ainsi déprécié de 3% en quelques mois. La banque centrale, qui maintient son taux à 0%, estime que cette faiblesse est favorisée par l’écart avec les grandes zones économiques.
Le ralentissement économique conjugué à la faiblesse persistante de la demande intérieure a conduit les autorités chinoises à annoncer un plan de relance incluant des prêts subventionnés aux entreprises et aux ménages. La Banque Populaire de Chine a également baissé ses taux d’emprunt garantis.
Le taux directeur de la Reserve Bank of Australia vient d’être relevé de 25 points de base à 4,60%, soit un plus haut de quinze ans. Une décision prise à l’unanimité pour lutter contre l’inflation et sa diffusion à toute l’économie.