L’actualité des grandes banques centrales de la planète, celles de la zone euro (BCE), des Etats-Unis (Fed), du Royaume-Uni (BoE), du Japon (BoJ). Nos analyses et éclairages sur les politiques monétaires mises en œuvre par ces autorités au cœur de l’économie mondiale.
En relevant de 25 points de base son taux, la Reserve Bank of India entend répondre à l’inflation qui a dépassé son objectif de 4% pour le troisième mois consécutif. La croissance, elle, devrait être plus dynamique que prévu, dépassant les 7%.
Les prix à la consommation augmentent plus vite que les prévisions et dépassent la cible de la banque centrale, tandis que les entreprises industrielles affichent leur optimisme. Les conditions sont réunies pour la poursuite de la normalisation de la politique monétaire.
Les panélistes interrogés par L’Agefi ont augmenté leurs attentes de hausses de taux pour les quatre grandes banques centrales. Et également pour les taux longs.
La BNS a acheté des devises étrangères afin de stabiliser le franc suisse qui s’est ainsi déprécié de 3% en quelques mois. La banque centrale, qui maintient son taux à 0%, estime que cette faiblesse est favorisée par l’écart avec les grandes zones économiques.
Le ralentissement économique conjugué à la faiblesse persistante de la demande intérieure a conduit les autorités chinoises à annoncer un plan de relance incluant des prêts subventionnés aux entreprises et aux ménages. La Banque Populaire de Chine a également baissé ses taux d’emprunt garantis.
Le taux directeur de la Reserve Bank of Australia vient d’être relevé de 25 points de base à 4,60%, soit un plus haut de quinze ans. Une décision prise à l’unanimité pour lutter contre l’inflation et sa diffusion à toute l’économie.
Le billet vert peut régulièrement se recorréler au cours du pétrole, cette fois-ci davantage en lien avec les pressions inflationnistes aux Etats-Unis que pour son rôle de valeur refuge. Mais cette «recorrélation» avec le cycle monétaire n’est par définition pas forcément durable.
Les facteurs de risque s’enchaînent pour faire monter les taux longs un peu partout dans le monde. Et s’il est davantage question de désorientation du marché que de véritable krach obligataire, il reste difficile d’anticiper une inversion du mouvement.
Après sept ans au directoire de la Banque centrale européenne (BCE), Isabel Schnabel quittera l’institution le 4 janvier 2027. Elle deviendra conseillère financière du FMI et directrice du département des marchés monétaires et de capitaux.
La faible inflation que connaît le pays ne justifie pas de changement dans la politique monétaire et la croissance du pays ne risque pas de s’emballer dans les mois à venir.
Dans ses prévisions intermédiaires, l’organisme revoit la croissance mondiale à la hausse, soulignant la résilience inattendue des économies, mais abaisse légèrement les perspectives pour 2027.
La Banque du Japon a relevé son principal taux directeur à 1,25%. L’absence de consensus au sein du Comité de politique monétaire laisse toutefois un doute sur le rythme qui sera adopté à l’avenir.
La banque centrale a annoncé lors de sa dernière réunion un programme pluriannuel pour ses opérations de réduction du bilan prévisible pour les investisseurs, dont une réduction des cessions de titres à long terme, une pause des ventes jusqu’en avril et un arrêt des cessions sur le marché. Les rendements à long terme ont chuté.
L'inflation a bien augmenté mais ses effets restent contenus en raison des taux de crédit plus élevés et d'un marché du travail morose. La banque centrale préfère attendre encore un peu, plutôt que de risquer d'affaiblir la croissance.
Le Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine a remonté son principal taux directeur de 25 points de base à 4% à l'unanimité. Le porte-parole de la Maison-Blanche a qualifié cette décision de «plutôt regrettable».
Les prix de l’énergie continuent de tirer l’indice des prix à la consommation, mais l’inflation de base, hors énergie, reste stable à 2,6 %, poussant au maintien, demain, du taux directeur de la Banque d’Angleterre à 3,75%.
Paris soutiendrait la candidature du Néerlandais pour succéder à Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne, à condition que le poste de chef économiste revienne à un candidat français, selon Reuters. Une proposition à laquelle Berlin risque fort de s’opposer.
Pour le quatrième trimestre consécutif, le taux de chômage outre-Manche s’établit à 4,9% mais le nombre de salariés a tout de même diminué de 26.000 en août. Autant d'éléments sans doute pris en compte par la Banque d'Angleterre qui doit réunir le Comité de politique monétaire jeudi 17 septembre.