Le moment est venu pour le président de la Fed, qui s’exprimait au symposium de Jackson Hole, de baisser les taux et de se focaliser sur l’emploi alors que l’inflation est proche de sa cible. Les marchés apprécient.
Après avoir laissé mercredi inchangés ses taux directeurs, la banque centrale américaine entrouvre la porte à une baisse dès septembre. Elle se dit désormais attentive aux risques pour l'emploi et pour l'inflation.
Les marchés financiers devront ingurgiter trois annonces de politique monétaire très attendues ces 31 juillet et 1er août. La BoJ et la BoE pourraient agir dès cette semaine, la Fed sera probablement attentiste.
L’inflation sous-jacente PCE est ressortie vendredi légèrement au-dessus des attentes, mais pour le deuxième mois de suite proche du niveau seuil de 0,17% qui permet de tendre vers l’objectif de 2% en rythme annuel.
En France, L'Oréal, Safran, Danone ou encore Schneider Electric publieront leurs comptes alors que les chiffres de Microsoft, Amazon, Meta, Intel et Apple sont attendus outre-Atlantique.
Le PIB américain a progressé de 2,8% en rythme trimestriel annualisé au deuxième trimestre, après 1,4% au premier trimestre. Mais un assouplissement monétaire de la Réserve fédérale en septembre reste le pari des marchés.
La nouvelle situation devrait relancer un peu de volatilité à court terme. Mais les investisseurs restent avant tout fixés sur les résultats des entreprises et sur les baisses de taux attendues.
Après un record à 2.484 dollars/once mercredi, certains spécialistes sont persuadés de voir le métal jaune profiter de taux réels plus bas à court terme, et de meilleurs fondamentaux ensuite. Les marchés de futures n’en sont pas encore complètement certains.
La BCE devrait poursuivre son cycle de baisse de taux grâce à la désinflation globale. Le ralentissement de l’inflation dans les services, dont l’évolution des prix a encore du retard sur celle des biens, est plus lent.
L’indice CPI a reculé en juin pour la première fois depuis mai 2020. En rythme mensuel, l’inflation sous-jacente a touché un plus bas depuis janvier 2021. La Fed pourrait réagir en septembre, et peut-être une autre fois avant la fin 2024.
Le taux de l'obligation souveraine des Etats-Unis à dix ans a touché un plus bas depuis mars dernier après la publication de cet indicateur très suivi.
Entre débat sur l’indépendance de la banque centrale américaine et réforme bancaire, les auditions semestrielles du président de la Fed devant le Congrès ont pris une tournure très politique.
Les économistes réunis au Forum de Sintra s’interrogent sur l’idée de tirer un trait sur la période post-Covid, quitte à imaginer les banques centrales accepter une inflation un peu plus élevée à l’avenir.
Une table ronde mettait en scène Jerome Powell et Christine Lagarde, aux côtés du banquier central brésilien Roberto Campos Neto, pendant laquelle ils ont réitéré leurs positions récentes.
Comme les marchés, les gérants et économistes du Panel Taux de L’Agefi continuent à prévoir deux baisses de taux à la BCE et à la Fed au second semestre.