L’agence de notation S&P a confirmé lundi la note A- du réassureur public CCR Re et a relevé la perspective de stable à positive. «L’agence souligne l’amélioration continue de la qualité du portefeuille, de sa diversification géographique et de sa rentabilité», indique un communiqué de CCR Re, dont le rôle dans la réassurance des catastrophes naturelles en France a récemment été conforté par la justice européenne.
Le pionnier Coriolis Capital, montée par des anciens de la Société Générale à Londres, apporte 800 millions de dollars d'actifs à la filiale du réassureur.
Scor Investiment Partners, la filiale de gestion de portefeuille du groupe de réassurance Scor, a annoncé jeudi avoir conclu un accord visant à acquérir 100% du capital de Coriolis Capital, une société de gestion spécialisée dans le domaine des titres assurantiels (Insurance-Linked Securities) ou (ILS). Elle investit dans les obligations catastrophes, les options, la réassurance collatéralisée et les dérivés climatiques.
Le Tribunal de l’Union européenne a validé hier la décision de la Commission européenne du 26 septembre 2016 qui approuvait tant le schéma de réassurance des catastrophes naturelles opéré par la Caisse Centrale de Réassurance (CCR), que la garantie d’Etat dont cette dernière bénéficie à ce titre, a indiqué hier la CCR dans un communiqué. La Commission avait notamment considéré que l’octroi de cette garantie est compatible avec les règles du marché intérieur européen. Cet arrêt intervient sur la saisine de Scor, qui conteste depuis longtemps les prérogatives de la CCR en matière de «cat nat». Le réassureur public «se félicite de ce jugement qui confirme à nouveau la légalité du ‘régime Cat Nat français’ au regard du droit européen, après que celle-ci a été confirmée, au regard du droit français, par le Conseil constitutionnel, en septembre 2013 et par le Tribunal administratif de Paris, en juillet 2016», poursuit le communiqué.
Le Tribunal de l’Union européenne a validé aujourd’hui la décision de la Commission européenne du 26 septembre 2016 qui approuvait tant le schéma de réassurance des catastrophes naturelles opéré par la Caisse Centrale de Réassurance (CCR), que la garantie d’Etat dont cette dernière bénéficie à ce titre, a indiqué lundi la CCR dans un communiqué. La Commission avait notamment considéré que l’octroi de cette garantie est compatible avec les règles du marché intérieur européen.
Si Denis Kessler a repoussé en AG l'activiste Ciam, le niveau d'opposition à sa rémunération traduit les critiques des actionnaires vis-à-vis de la gouvernance.
Denis Kessler, PDG du réassureur Scor, dont l’assemblée générale se tient ce vendredi, a obtenu le rejet de la résolution dissidente déposée par le fonds Ciam, qui réclamait la révocation de son mandat d’administrateur pour forcer une scission de ses fonctions de PDG. Les actionnaires ont rejeté à plus de 74% le projet de résolution. Ils ont par ailleurs approuvé à 84,7% le renouvellement d’Augustin de Romanet comme administrateur, alors que Ciam contestait aussi son rôle de vice-président administrateur référent. Le fonds critique les conditions dans lesquelles Scor a repoussé les approches de l’assureur Covéa en vue d’un rachat.
Les agences de conseil en vote ISS et Glass Lewis ont publié la semaine dernière leurs recommandations en vue de la prochaine assemblée générale de Scor, prévue le 26 avril à Paris. Le fonds activiste Ciam, qui détient près de 1% du capital du groupe de réassurance Scor, a déposé une résolution A visant à dissocier les fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général, actuellement occupées par Denis Kessler, selon un communiqué publié lundi. Glass Lewis recommande de soutenir la dissociation en votant pour la résolution A «et ne cède pas à la pression de démission de Denis Kessler», poursuit le communiqué. CIAM appelle aussi à voter contre les deux résolutions sur la rémunération de Denis Kessler: les deux agences recommandent de voter contre sa rémunération qu’elles jugent excessive. En revanche, si Glass Lewis soutient la résolution de Ciam demandant la révocation de Denis Kessler en tant que chairman, ISS recommande de voter contre. Ciam votera aussi contre le renouvellement d’Augustin de Romanet (résolution 7), administrateur référent de Scor, PDG du Groupe ADP en pleine privatisation.
A moins d’un mois de son AG, le réassureur rappelle l’effet positif de 200 millions d’euros de la fusion de ses trois entités juridiques SE sur sa solvabilité.
CCR Re annonce ce jeudi la création du premier sidecar (rétrocession d’une portion de risque, ndlr) domicilié en France, dénommé 157 Re. En acceptant une participation de 25% du portefeuille « dommages et catastrophes monde » du réassureur, 157 Re lui offre « une capacité entièrement collatéralisée et lui permet de poursuivre sa diversification et sa croissance organique profitable », déclare le groupe dans un communiqué. Cet instrument compatible avec la réglementation Solvabilité II permet par ailleurs à CCR Re d’avoir accès à « une source compétitive et agile » d’investisseurs.
Le réassureur CCR Re a créé le premier sidecar domicilié en France, dénommé 157 Re, annonce-t-il ce jeudi. Il adopte la forme d’un fonds commun de titrisation (FCT) de droit français (fonds commun de titrisation supportant des risques d’assurance). Cet instrument était jusqu'à présent utilisé seulement pour la titrisation des actifs financiers, précise CCR Re. En acceptant une participation de 25% du portefeuille Dommages catastrophes (property cat) monde, 157 Re «offre une capacité entièrement collatéralisée à CCR Re», poursuit-il. Cet instrument est compatible avec la réglementation Solvabilité II. 157 Re est un fonds à compartiments, dont le premier, 157 Re 19, prend effet le 1er avril 2019, et sera suivi par d’autres les années à venir.
Les actionnaires devront se prononcer sur la résolution du fonds Ciam, non agréée par le conseil de Scor, demandant la révocation du mandat d'administrateur du PDG.
Le fonds activiste Ciam, qui détient environ 1% du capital de Scor, a demandé lundi le dépôt d’une résolution portant sur la révocation du mandat d’administrateur du PDG, Denis Kessler, lors de l’assemblée générale du réassureur, le 26 avril.
Le réassureur britannique Pool Re, qui prend en charge la couverture du risque terroriste au Royaume-Uni, a annoncé le placement d’une obligation catastrophe de 75 millions de livres (87 millions d’euros). Les obligations à 3 ans, qui paient 5,9% par an, sont «les premières insurance-linked securities (ILS) à couvrir exclusivement le risque terroriste», précise le groupe. GC Securities a placé ce «cat bond», et Clifford Chance a travaillé sur les aspects juridiques. Créé en 1993 à la suite de la campagne d’attentats de l’Armée républicaine irlandaise, Pool Re rassemble la plupart des assureurs et des membres du Lloyd’s, et bénéficie d’un engagement de soutien du Trésor britannique.
Le réassureur britannique Pool Re, qui prend en charge la couverture du risque terroriste au Royaume-Uni, a annoncé le placement d’une obligation catastrophe de 75 millions de livres (87 millions d’euros). Les obligations à 3 ans, qui paient 5,9% par an, sont «les premières insurance-linked securities (ILS) à couvrir exclusivement le risque terroriste», précise le groupe. GC Securities a placé ce «cat bond», et Clifford Chance a travaillé sur les aspects juridiques.
Les échanges épistolaires se poursuivent entre le fonds activiste CIAM, qui détient un peu moins de 1% du capital de Scor, et Denis Kessler, le PDG du réassureur. A ce dernier, qui la soupçonnait d’action coordonnée avec l’assureur Covéa, Catherine Berjal a répondu dans un courrier, le 6 février. «Je vous confirme que Covéa n’a ni investi ni promis d’investir, directement ou par personne interposée, dans les fonds gérés par CIAM. Nous n’avons eu aucun contact avec Covéa», écrit Catherine Berjal, présidente de la société de gestion. Après l’annonce par Covéa le 29 janvier qu’il renonçait à racheter Scor, CIAM avait écrit à Denis Kessler pour lui reprocher sa «stratégie judiciaire très agressive», s’attirant en retour une réplique acérée du réassureur.