Le G7 conditionne l’autorisation du Libra à un cadre juridique adéquat
Le FSB a proposé pour sa part de lancer des travaux sur les «stable coins» en vue de conclusions en juillet 2020.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Fabrice Anselmi
Les «stable coins» ont l’avantage, par rapport aux cryptomonnaies, d’être moins volatiles.
-
Pixabay.
Aucun projet de monnaies numériques stables ne devrait être lancé tant que les problèmes et les risques juridiques, réglementaires et de surveillance n’auront été réglés de manière adéquate», a conclu le G7 au regard du rapport publié vendredi sous la responsabilité de Benoît Coeuré, membre de la BCE, sans citer l’association Libra lancée en juin. Cette condition sine qua non pour lancer des «stable coins» devrait repousser le projet emmené par Facebook, a priori «conçu pour fonctionner avec les institutions de réglementation existantes», mais avec la particularité d’avoir potentiellement 2,4 milliards d’utilisateurs, ce qui aurait «une incidence mondiale», a rappelé Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie.
Si les «stable coins» pourraient, davantage que les cryptomonnaies (trop volatiles), servir de moyens de paiement, notamment transfrontaliers pour abaisser les coûts de transaction, et de réserve de valeur, ces technologies doivent tout d’abord être «testées» au regard des risques potentiels d’activités illicites de type blanchiment, de problèmes de manipulation, de gouvernance, de protection des données, de fiscalité, et - à une échelle mondiale - de stabilité financière et monétaire, et également de démocratie, a ajouté Bruno Le Maire.
En parallèle, le Conseil de stabilité financière (FSB) a remis aux dirigeants du G20 une note relative à la régulation des «stable coins» répondant à leur demande formulée fin juin à Osaka. Un développement trop rapide «pourrait modifier l'évaluation actuelle selon laquelle les cryptoactifs ne posent pas de risque important pour la stabilité financière», souligne-t-il, en évoquant un potentiel risque «systémique» parce qu’ils combinent différentes fonctions financières : paiement, dépôt, change, placement… Dans certaines circonstances, cela engendrerait de nouveaux risques de stabilité, par exemple, la solidité d’une «stable coin» pouvant dépendre de la manière dont ses actifs en réserve sont gérés et dont les droits de rachat sont conçus. Les interactions avec le système financier actuel (banques, dépositaires, etc.) sont au cœur du sujet.
Au vu des avantages potentiels pour l’économie, le FSB propose donc de faire un point sur les technologies existantes et les réglementations qui pourraient être efficaces pour traiter les problèmes de stabilité financière et de risque systémique, de manière coordonnée au niveau international. Il soumettra un rapport de consultation aux ministres des Finances et aux gouverneurs des banques centrales du G20 en avril 2020, et un rapport final en juillet 2020.
La Financial Conduct Authority a publié le 31 juillet une consultation sur son projet de «consolidated tape», destiné à accroître la transparence et l'attractivité du marché des actions britanniques.
La Banque du Japon a maintenu son taux directeur inchangé vendredi, et tenu un discours volontairement «restrictif» en laissant entrevoir une hausse de taux en septembre ou en octobre, quelques heures seulement après que les autorités ont décidé de nouvelles interventions sur les marchés des changes, apparemment avec les Etats-Unis, pour soutenir le yen. Les effets réels sur la devise et sur les anticipations de taux apparaissaient toutefois encore limités.
Comme la quasi-totalité des analystes le prévoyaient, la Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu inchangé son taux directeur à 3,75% jeudi, soit un statu quo pour la cinquième réunion consécutive. Mais le vote est passé à seulement 6 voix contre 3.
Entre 2012 et 2014, François Hollande ironisait sur les « pleureuses » (les patrons) qui venaient se lamenter dans le bureau de leur « doudou » ( Emmanuel Macron)
Depuis quelques mois, l'ex-président honni rencontre de nombreux chefs d'entreprise qui prennent en considération son futur programme. Ce n'est pas de l'amour, mais de l'intérêt bien compris