Les fonds souverains affichent leur prudence face au risque politique
L’étude annuelle réalisée par Invesco montre qu’ils continuent de considérer les Etats-Unis comme le pays le plus attractifs et de favoriser l’immobilier.
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Patrick Aussannaire
La version 2016 d’Invesco Global Sovereign Asset Management Study étudie 20 fonds de plus.
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La 5e étude annuelle Invesco Global Sovereign Asset Management Study qui examine les stratégies de placement des fonds souverains dans le monde menée auprès de 97 investisseurs, soit 20 de plus que l’an dernier, représentant quelque 12.080 milliards de dollars d’actifs, montre leur extrême prudence. «Les fonds souverains n’ont pas modifié leur allocation d’actifs dans un contexte pourtant marqué par la montée des risques politiques aux Etats-Unis, en Europe et dans certains pays émergents tels que le Brésil», estime Alex Millar, head of EMEA sovereigns, Middle East and Africa institutional sales chez Invesco. Les faibles taux constituent le principal déterminant de leur allocation tactique dominée par l’immobilier, même s’ils cherchent d’autres sources de revenus.
Les fonds souverains continuent de considérer les États-Unis comme le marché le plus attractif, avec un score stable de 8 sur 10. En termes d’allocation réelle, 37% des répondants déclarent surpondérer l’Amérique du Nord pour les nouveaux flux en 2016 et 40% prévoient d’accentuer cette surpondération en 2017, seuls 4% ayant l’intention de sous-pondérer les États-Unis en 2017. Cette attractivité résulte de la hausse des taux, des promesses d’allégements fiscaux des entreprises, et d’investissements massifs dans les infrastructures. «Toutefois, la confiance à long terme est toujours minée par l’incertitude, les investisseurs se demandant si Donald Trump parviendra à tenir ses promesses, et par la crainte d’un regain de protectionnisme limitant l’accès aux investisseurs étrangers», alerte Alex Millar.
Le Royaume-Uni est en revanche le pays qui a enregistré la plus forte chute de son attractivité avec la montée de l’incertitude du Brexit. Sa note est tombée à 5,5, après 7,5 l’an dernier. Si 33% des répondants déclarent sous-pondérer le pays dans les nouveaux flux, 13% déclarent le surpondérer, et les allocations au Royaume-Uni restent relativement stables au total en tenant compte de la dépréciation de la livre sterling.
En revanche, pour la première référence de l’étude aux investissements «ESG» responsables et du développement durable, les fonds souverains apparaissent divisés. Si les canadiens, australiens, et européens se montrent ouverts, ceux des pays du Moyen-Orient et des Etats-Unis affichent nettement plus de réserve.
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