Le Vision Fund de SoftBank subit une perte importante de 39 milliards de dollars
Après une perte de 26 milliards de dollars en 2021/2022, l’unité d’investissement technologique Vision Fund de SoftBank enregistre à nouveau une perte considérable de 5300 milliards de yens japonais (soit environ 39 milliards de dollars) pour son dernier exercice fiscal 2022/2023. Le fondateur Masayoshi Son a déclaré que son entreprise était passée en «mode de défense», donnant la priorité aux sorties plutôt qu’aux nouveaux investissements.
Parmi les sorties imminentes du groupe figure le fabricant de puces britannique Arm, une transaction qui a déjà pris plus d’un an après l'échec d’une tentative de vente de l’entreprise à Nvidia. La société cherche également à réduire sa participation dans le groupe chinois de commerce électronique Alibaba et se rapproche d’un accord pour vendre Fortress Investment Group à Mubadala pour 3 milliards de dollars, rapporte Pitchbook.
A lire aussi : SoftBank est sur le point de vendre Fortress
Le Vision Fund a subi ces dernières années plusieurs revers importants, notamment avec le prêteur britannique Greensill Capital et la plateforme de crypto-monnaies FTX.
Yoshimitsu Goto, directeur financier de SoftBank, attribue cette perte en partie aux tensions géopolitiques mais espère encore rentabiliser ses investissements dans les licornes au cours des prochaines années.
Suite à cette annonce, les actions de l’investisseur technologique japonais ont chuté ce vendredi de 3,68 % à Tokyo.
Plus d'articles du même thème
-
Ofi Invest prend le contrôle de Syncicap AM
Selon des informations de News Asset Pro, Ofi Invest a racheté la participation de Degroof Petercam Asset Management dans Syncicap Asset Management. Le pôle de gestion d’actifs d’Aéma Groupe prend ainsi le contrôle total de la société de gestion hongkongaise. L’information a été confirmée à L’Agefi par une porte-parole d’Ofi Invest. -
Le patron d’Azimut plaide pour un grand pôle italien de la gestion d'actifs
En pleine consolidation bancaire italienne, Pietro Giuliani regarde déjà vers l'étape suivante : celle où, une fois redessinés les équilibres de la banque, il faudra s’attaquer au dossier de la gestion d’actifs. Dans deux entretiens, l’un à La Stampa et l’autre à Milano Finanza, le président-fondateur d’Azimut met en avant le même sujet : la nécessité de défendre et de renforcer une filière italienne de l'épargne, en évitant que le savoir-faire, la clientèle et les capacités de gestion ne finissent progressivement entre les mains d’acteurs étrangers. -
Les acquisitions américaines s'intensifient dans la gestion d'actifs européenne
Les acquisitions de gestionnaires d’actifs et de fortune européens par des groupes américains ont dépassé 14 milliards de dollars depuis le début de l’année, selon Dealogic, soit leur plus haut niveau sur une période équivalente depuis au moins 1995, date de début de cette série de données, rapporte le Financial Times. Les acheteurs américains cette année incluent des sociétés de gestion concurrentes, des assureurs et des fonds de private equity.
ETF à la Une
Laiqon propose une gestion de fonds assistée par l’IA dans un ETF
- Le spectre des entreprises «zombies» s’étend dans le private equity
- Les fonds de dettes privées gonflent toujours davantage
- Les opérations de private equity qui animent l’été 2026 en France
- Stripe met la main sur la start-up d'IA OpenRouter
- Dans le sillage du blockbuster SpaceX, un été américain parsemé de petites IPO
Contenu de nos partenaires
-
Sondage exclusifLa tenaille des extrêmes se resserre sur le bloc central
Gabriel Attal et Edouard Philippe ne parviennent pas à se départager et agitent le spectre d'un duel des extrêmes au second tour de l'élection présidentielle -
CoulissesPrésidentielle : le plan de bataille du Medef
L'organisation patronale déploie une nouvelle stratégie pour imposer son agenda aux candidats à la présidentielle et asseoir son influence sur le débat public -
Message personnel« On se retournait, il était là » : l’hommage d’Emmanuel Macron à François Patriat
En saluant la fidélité de ce macroniste des origines, Emmanuel Macron souligne l'ingratitude de ceux de son camp qui veulent lui succéder à l'Elysée