L’Etat bloque la vente des antennes au sol d’Eutelsat au fonds suédois EQT
L’opérateur satellitaire Eutelsat a annoncé jeudi soir que la vente d’une partie de ses infrastructures au sol au fonds d’investissement suédois EQT n’aboutira finalement pas. Cette opération, annoncée en août 2024 et confirmée en décembre de la même année, devait rapporter à Eutelsat un produit net d’environ 550 millions d’euros.
Elle a été bloquée par le ministre de l’Economie, Roland Lescure, pour des questions de souveraineté. «Ces antennes sont une infrastructure stratégique pour les communications civiles et de nos armées», a-t-il indiqué sur TF1 vendredi matin.
La transaction devait consister en la scission des infrastructures terrestres passives d’Eutelsat pour former une nouvelle société à la valeur d’entreprise de 790 millions d’euros, qui serait constituée comme une entité juridique autonome.
Aux termes de l’accord, EQT devait détenir 80% du capital de la nouvelle société, tandis qu’Eutelsat devait rester engagé en tant qu’actionnaire à long terme, client principal et partenaire de cette entreprise, avec 20% des titres.
L’opération aurait eu un impact annualisé négatif sur l’Ebitda ajusté lié au contrat de services conclu avec l’acquéreur potentiel de 75 millions à 80 millions d’euros.
Hausse du ratio d’endettement
L’abandon de cette vente au fonds EQT Infrastructure VI va entraîner une augmentation du ratio d’endettement net sur Ebitda de l’entreprise. Ce dernier devrait ressortir à environ 2,7 fois à la fin de l’exercice 2025-2026, contre une cible de 2,5 fois jusqu’ici. Les autres objectifs de l’exercice 2025-2026 ne sont pas modifiés. L’opérateur satellitaire indique par ailleurs que, au titre de l’exercice 2028-2029 cette fois, la marge d’Ebitda devrait remonter autour de 65%, contre environ 60% prévu précédemment.
« Le non-aboutissement de cette opération ne remet pas en cause la capacité d’Eutelsat à financer les dépenses d’investissement nécessaires à la poursuite de sa stratégie de croissance », assure Eutelsat dans le communiqué.
Plus d'articles du même thème
-
Ofi Invest prend le contrôle de Syncicap AM
Selon des informations de News Asset Pro, Ofi Invest a racheté la participation de Degroof Petercam Asset Management dans Syncicap Asset Management. Le pôle de gestion d’actifs d’Aéma Groupe prend ainsi le contrôle total de la société de gestion hongkongaise. L’information a été confirmée à L’Agefi par une porte-parole d’Ofi Invest. -
Le spectre des entreprises «zombies» s’étend dans le private equity
Aux Etats-Unis, plus de 860 milliards de dollars de valeur nette d’actifs sont logés dans des fonds âgés de plus de sept ans. Près de 20% des participations dépassent leur fenêtre de détention traditionnelle. -
Le patron d’Azimut plaide pour un grand pôle italien de la gestion d'actifs
En pleine consolidation bancaire italienne, Pietro Giuliani regarde déjà vers l'étape suivante : celle où, une fois redessinés les équilibres de la banque, il faudra s’attaquer au dossier de la gestion d’actifs. Dans deux entretiens, l’un à La Stampa et l’autre à Milano Finanza, le président-fondateur d’Azimut met en avant le même sujet : la nécessité de défendre et de renforcer une filière italienne de l'épargne, en évitant que le savoir-faire, la clientèle et les capacités de gestion ne finissent progressivement entre les mains d’acteurs étrangers.
ETF à la Une
Vanguard sort trois fonds Ucits actions mondiales
- Le spectre des entreprises «zombies» s’étend dans le private equity
- Les fonds de dettes privées gonflent toujours davantage
- Les opérations de private equity qui animent l’été 2026 en France
- Stripe met la main sur la start-up d'IA OpenRouter
- L’Erafp alloue 1,6 milliard d'euros au capital-investissement et aux infrastructures
Contenu de nos partenaires
-
« Du jamais vu depuis Disneyland Paris » : Emmanuel Macron annonce la création de trois parcs à thème saoudiens en France
Lundi soir, lors de la visite officielle du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, Paris et Riyad ont signé un protocole d’accord pour la création de parcs d’attractions, avec six milliards d’euros d’investissements et 22 000 emplois à la clé -
Bien cordialementA Cannes, David Lisnard réunit la galaxie libérale et tend la main à sa droite
Crédité de 2% d'intentions de vote dans les sondages, David Lisnard multiplie les passerelles avec Reconquête, le mouvement d’Éric Zemmour -
OrageGuerre du ciel : le bras de fer de Zelensky avec Poutine
Le président ukrainien, contesté frontalement par son ancien ministre de la Défense, doit composer avec le manque cruel d’intercepteurs contre les missiles balistiques russes