Léovic Lecluze : «Je veux faire mon métier de gérant en étant plus utile au monde»
Issu d’une famille de paysans, Léovic Lecluze découvre l’univers de la finance grâce au film Wall Street à la fin des années 80. Cela déclenche chez l’adolescent une passion et une soif de connaissances pour ce secteur.
A défaut de faire une école de commerce ou d’ingénieur, il se tourne vers l’université et se spécialise en macro-économie, mathématiques financières et finance de marché. Après ses études à Paris, il décide de parfaire sa formation de trading et gestion de portefeuilles en partant au Japon, un pays qui le fascine depuis l’adolescence. Il apprend le métier à une période mouvementée, celle de la crise du Sud-Est asiatique. Malgré des conditions de travail exigeantes et des règles sociales strictes, Léovic Lecluze se plaît et s’épanouit au Japon.
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Deux ans plus tard, il rejoint Salomon Brothers (intégré ensuite dans Citigroup) et passe côté conseil en investissement. Il regagne Paris, mais continue à travailler en lien étroit avec le Japon. Ses responsabilités et son périmètre s’élargissent, et sa charge de travail s’alourdit, d’autant que ses équipes fondent… Cette situation finit par peser sur sa santé.
Léovic Lecluze décide alors de faire un break humanitaire. Il en ressort avec une autre conception de la vie et la volonté de continuer à exercer son métier mais avec une logique plus humaniste. Il rejoint donc une banque mutualiste, le Crédit Mutuel Arkéa. Puis dernièrement, il intègre la Matmut.
Léovic Lecluze raconte son histoire d’amour avec le Japon, sa mission humanitaire au sein d’un bidonville au Cambodge et sa quête de sens.
Un épisode réalisé par Laurence Marchal, journaliste à L’Agefi.
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