L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
L’autorité européenne des marchés financiers a livré, ce lundi, son rapport sur la consultation publique sur la révision de la réglementation européenne en matière de vente à découvert.
L’alliance de la performance financière et de la prise en compte des enjeux de développement durable a tout pour séduire des épargnants de plus en plus soucieux de l’impact de leur investissement. Le manque de transparence de certains fonds prétendument durables peut toutefois tromper les épargnants.
H2O AM ne déroge pas à sa réputation. Après avoir vécu d’importantes chutes de valorisation des fonds consécutives à la guerre en Ukraine (-46,7% de drawdown en 18 séances pour Multistrategies), et des rebonds tout aussi spectaculaires (+43% entre le 7 et le 30 mars pour le même fonds), l'équipe de Bruno Crastes a décider de remettre un peu de carburant russe dans le moteur de performance. La société de gestion a ainsi annoncé ce 31 mars avoir acheté récemment de la dette russe listée en-dehors de Russie, afin de profiter de la forte décote de ces titres. «Les sanctions continuent d’affecter la libre formation des prix des actifs russes [mais] la liquidité de ces actifs s’améliore sur les marchés internationaux», note H2O AM dans un communiqué. Avec des obligations valorisées sur ces marchés offshores entre 3% et 8% du pair, la société y voit un profil asymétrique de gain sans impact sur la liquidité, semblable à des options. Ces achats ne concerneraient, selon nos informations, que les stratégies global macro, et ne représenteraient que quelques millions d’euros par fonds. Cela a tout de même permis de rehausser quelque peu l’exposition globale de la société aux actifs russes, composée de devise et de dette locale. «L’exposition longue sur le rouble et la dette russe de nos fonds au 29.3.2022 est inférieure à l’entrée de crise et l’exposition longue sur le rouble de nos fonds au 29.3.2022 est inférieure à 7,4% de leur exposition brute globale aux devises», précise toutefois H2O AM.
Les frais et dépenses médians des fonds domiciliés en France, pondérés par les actifs, sont supérieurs à la moyenne mondiale, montre une récente étude de Morningstar sur le sujet. Les fonds en actions sont les plus chers, avec un taux de frais sur les encours de 1,78 %, tandis que les fonds d’allocation sont à 1,5 % et les fonds obligataires à 0,58 %. Concernant l’ensemble des fonds disponibles à la vente en France (prenant en compte les fonds domiciliés à l’étranger), les frais sont légèrement supérieurs : 1,8 % pour les fonds actions, 1,56 % pour les fonds d’allocation et 0,87 % pour les fonds obligataires. Cette situation n’a pas évolué depuis la dernière étude menée en 2019. «La prédominance des frais groupés en France, ainsi que l’impossibilité pour les investisseurs d'éviter ces frais même lorsqu’ils ne bénéficient pas de conseils, désavantagent les investisseurs français par rapport à leurs homologues étrangers», commente Morningstar dans son étude. La guerre des prix dans les ETF fait baisser les tarifs A l’échelle mondiale, la majorité des 26 marchés étudiés par Morningstar ont vu leurs frais médians pondérés par les actifs décliner depuis 2019. Pour les fonds domestiques, la tendance a été la plus notable pour les fonds d’allocation et les fonds actions, 17 marchés dans chaque catégorie ayant affiché des frais plus faibles. Cette diminution des frais s’explique par la réorientation des flux vers des fonds meilleur marché ainsi que par la réduction de prix de certains investissements existants. Dans les marchés où ils ont accès à de multiples canaux de distribution, les investisseurs sont de plus en plus conscients de l’importance de minimiser les coûts d’investissement. La guerre des prix dans les ETF a aussi conduit à une pression à la baisse. Pays-Bas et Royaume-Uni, meilleurs élèves européens Pour la quatrième année consécutive, les trois meilleurs marchés en matière de coût des fonds pour les investisseurs sont l’Australie, les Pays-Bas et les Etats-Unis. Ces pays ont en commun d’avoir des frais de gestion qui ne sont pas groupés avec le reste. Aux Etats-Unis et en Australie, la concurrence et les économies d’échelle jouent aussi un rôle important. De plus, ces deux marchés sont fermés aux fonds domiciliés à l’étranger, ce qui évite de faire monter la moyenne des frais. Aux Pays-Bas, la réglementation a joué un rôle clé dans la baisse des frais. Lorsque la Dutch Retail Distribution Review est entrée en vigueur en 2014, les rétrocessions ont disparu. Cela s’est traduit par une chute des frais qui s’est maintenue. Le Royaume-Uni, bien que dans la catégorie inférieure, se classe juste derrière les Pays-Bas, également grâce à sa réglementation. Dans les pays qui se situent au-dessus de la moyenne figurent aussi, outre le Royaume-Uni, la Suède et la Norvège. La France figure dans l’avant-dernier groupe, avec la Chine, le Canada, le Mexique, Singapour et Hong Kong. L’Italie et Taïwan sont les mauvais élèves du classement. L’Italie conserve une mauvaise note car les investisseurs individuels sont soumis à des frais d’entrée et des rétrocessions. De plus, les fonds du pays affichent des frais médians parmi les plus élevés du monde. Des classes de parts sans commission sont souvent enregistrées en Italie, mais ne sont pas aisément accessibles pour l’investisseur particulier moyen en raison de la domination de la distribution de fonds par les banques, explique Morningstar. «Dans les marchés où les banques dominent la distribution de fonds, aucun signe ne montre que les seules forces du marché peuvent faire baisser les frais médians pondérés par les actifs pour les investisseurs particuliers. C’est particulièrement évident dans des marchés comme l’Italie, Taïwan, Hong Kong et Singapour où les ventes de fonds étranger onéreux prédominent par rapport à celles de fonds meilleur marché domiciliés localement», commente Morningstar. Pour lire l'étude cliquez ici
Alors que la petite musique monte chez les financiers, un député veut interdire les labels avec une exclusion sectorielle sur le secteur de la Défense.
Le crowdfunding séduit les épargnants à la recherche de performance et de diversification. En 6 ans, la collecte a été multipliée par 11,2 avoisinant les 5 milliards d’euros d’investissement sur la période.
BlackRock et Schroders complètent le podium, selon l’étude annuelle de PwC. En Europe, si le Danemark connaît la plus forte hausse, le Royaume-Uni pâtit du Brexit, privé du droit de «passeporter».
Le réseau d’échange de cryptomonnaies Ronin, sur lequel s’appuie le jeu vidéo Axie Infinity, a été victime d’un piratage le 23 mars dernier. Le montant du vol, découvert mardi seulement par les équipes de Ronin, dépasse les 600 millions de dollars (538 millions d’euros) au cours actuel de la cryptomonnaie ethereum (3.370 dollars le 30 mars à 16 heures). Dans le détail, le ou les pirates ont dérobé 25,5 millions d’USDC, une monnaie numérique indexée sur le dollar («stable coin»), et 173.600 ethereum. Il s’agirait du deuxième plus gros vol de cryptomonnaies de l’histoire, selon Reuters, qui reprend des données d’Elliptic.
Après l’affaire Archegos, les activités de financement des hegde funds (prime brokerage) sont dans le viseur de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d’Angleterre (BoE). Dans une lettre commune, Andrea Enria et Sam Woods, les patrons respectifs de la supervision bancaire à la BCE et à la BoE, ont promis mercredi aux banques qui exercent ces activités des contrôles accrus.
Invyo, éditeur de solutions de traitement de données, a annoncé ce mardi 29 mars le lancement d’une nouvelle offre à destination des acteurs de la gestion de patrimoine. Sont ciblés les CGP, gérants privés et family offices. Cette nouvelle solution, baptisée Data Patrimony, permet notamment d’agréger les informations des clients et leurs différents comptes afin d’avoir une vue exhaustive de leur patrimoine. Il facilite l’interconnexion entre les systèmes internes et externes afin de fluidifier le rapport entre le conseiller et les différentes parties prenantes (avocats, notaires, comptables…). Autres fonctionnalités pour les professionnels: ils pourront réaliser des simulations financières pour leurs clients, des reportings et des analyses ESG à partir de la plateforme.
Jamais deux sans trois. Pour la troisième année consécutive, Pictet Asset Management et Natixis Investment Managers arrivent en tête du classement français du Broadridge Fund Brand 50 des meilleures marques de gestion d’actifs dévoilé ce lundi. BlackRock se classe troisième cette année, ayant gagné une place par rapport à l’année dernière.
Embargo sur les hydrocarbures russes, achats communs de gaz, plafonnement des prix : aucun des trois grands sujets au menu du sommet européen n’est exempt de tensions.
«Investir pour l’avenir» est notre raison. Alors, nous repérons et investissons dans les entreprises qui privilégient l’innovation et qui seront en mesure d’apporter des réponses aux besoins existants d’aujourd’hui et de demain. Ce sont en effet les entreprises innovantes qui conduiront les mutations indispensables et changeront le monde à long terme. C’est donc tout l’enjeu d’une gestion de conviction basée sur un stock picking éclairé et performant que de repérer les émetteurs en mesure de relever ces défis. Il s’agit le plus souvent de sociétés disruptives qui bouleversent leur secteur et savent se transformer en profondeur pour accompagner les changements structurels de notre économie. Ainsi, nous privilégions les acteurs disruptifs et les leaders de niche qui innovent constamment pour améliorer régulièrement leurs produits ou leurs services et accroître leur avantage concurrentiel. Or, les marchés européens comptent de nombreux leaders de niche, avec des technologies et des savoir-faire très innovants. On trouve de tels pépites dans tous les domaines, y compris dans les semi-conducteurs ou les logiciels, que l’on assimile souvent à des chasses gardées américaines ou asiatiques. Ces leaders technologiques sont souvent moins médiatisés et moins à la mode que leurs compères transatlantiques, ce qui les rend attractifs car valorisés sur des multiples plus faibles.
L’opposition au projet de la Commission européenne d’inclure les deux énergies dans la catégorie des activités «de transition» a été décuplée depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine.
L’encours du Livret A a continué de progresser en février, grâce à la hausse de son taux d’intérêt, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. Les versements ont dépassé les retraits de 2,94 milliards d’euros, battant le précédent record pour le deuxième mois de l’année, atteint en 2021, avec une collecte de 2,86 milliards d’euros dans un contexte de prudence face aux restrictions sanitaires. L’encours du Livret A est ainsi porté à 352,5 milliards d’euros. Après plus de dix ans sans hausse et deux ans de plancher historique à 0,5%, le taux du Livret A a été remonté à 1%, comme celui du Livret de développement durable et solidaire (LDDS). Contrairement au Livret A, le LDDS n’a pas réellement profité de la hausse de son taux : sa collecte est restée quasi stable depuis décembre, à 540 millions d’euros par mois. Au total, le surplus de dépôts du Livret A et du LDDS a totalisé 3,48 milliards d’euros sur le mois, soit un encours total, sur les deux produits, de 479,9 milliards d’euros à fin février.
Le ministère de l’Intérieur propose de conditionner leur remboursement au dépôt d’une plainte par la victime sous 48 heures après le paiement de la rançon.