L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Alors que les indicateurs économiques confirment les prévisions très consensuelles des marchés, ceux-ci restent touchés par quelques éléments exogènes, le dernier en date étant le conflit ukrainien.
L’objectif des fonds flexibles peut paraître simple : capter une partie de la hausse des marchés tout en amortissant les phases de baisse, Mais ces fonds se perdent aujourd’hui dans la jungle des fonds diversifiés et tous ne présentent pas les mêmes caractéristiques
La force de l’euro et le taux de chômage élevé en Europe pèsent sur la croissance, les prix et les salaires au moment où le ralentissement chinois refroidit le prix des matières premières, explique Vincent Cornet, directeur de la gestion chez LBPAM
Prêt d’Union, un établissement de créditmettant en relation directe les investisseurs et les emprunteurs, qui s’est développée jusque-là avec des particuliers, des CGP et des family offices, souhaite désormais s’adresser aussi aux institutionnels. Pour assurer la distribution de ses produits auprès de cette clientèle, la société annonce avoir signé un contrat avec le distributeur externe (Third Party Marketer) Hexagone Finance.
Investi dans les obligations crédits notées « High Yield » dont les émetteurs sont domiciliés dans les pays de l’OCDE et doté d’une sensibilité inférieure à 2 ans, Natixis Short Term Global High Income Fund met en oeuvre une stratégie de gestion active qui permet de dynamiser et de diversifier un portefeuille sur une durée minimale de placement recommandée de 3 ans.
Début d’année difficile pour les hedge funds, qui viennent de vivre le pire trimestre en termes de performances depuis 2008, selon les données publiées par Preqin.
La société de gestion indépendante Unigestion, dont les actifs sous gestion s'élevaient à 10,9 milliards d’euros à fin 2013, a annoncé le 15 avril le lancement d’une stratégie Actions « ISR » Monde, qui a déjà suscité l’intérêt de 25 organismes caritatifs et autres organisations à but non lucratif.Cette stratégie est gérée selon l’approche d’investissement d’Unigestion sur la classe Actions, qui repose sur une gestion du risque active, s’adaptant aux tendances de marché et dégageant des rendements pour les investisseurs tout en minimisant la volatilité. La stratégie fait également appel à une approche ISR s’appuyant sur les critères éthiques EIRIS. Selon Tom Leavitt, Managing Director, Responsable de l’équipe Clients Institutionnels chez Unigestion,« Nous sommes ravis que tant d’organisations caritatives aient déjà été convaincues par notre stratégie Actions « ISR » Monde. Notre approche d’investissement, axée sur la gestion du risque, convient particulièrement aux investisseurs à long terme souhaitant investir sur les marchés Actions tout en protégeant leur capital. Les institutions montrent un intérêt grandissant pour les investissements socialement responsables, et ce nouveau fonds reflète parfaitement la capacité de notre approche centrée sur le risque à répondre à cette demande. »
Dans le cadre de son offre ISF 2014, OTC agregator lance OTC Grand Angle, un fonds d’investissement de proximité (FIP) agréé par l’AMF permettant d’investir sur l’industrie du cinéma français et nord-américain, et de l’entertainement.
La société de conseil Agritel, spécialisée sur les marchés de l’agri-industrie, estime que la crise Ukrainienne devrait provoquer une baisse de 17,6 % de sa récolte de maïs. Or, la société précise que les deux tiers de la production du pays restent destinés au marché mondial. « Avec 19,5 millions de tonnes exportées sur la campagne 2013/14, l’Ukraine fait jeu égal avec le Brésil qui occupe la seconde place au rang des exportateurs mondiaux de maïs. Tous les regards des opérateurs vont rester fixés sur l’Ukraine dans ces prochaines semaines », précise Michel Portier, directeur général d’Agritel.
Lyxor Asset Management lance le premier ETF indexé sur l’indice CAC PME créé par Euronext en mars 2014, avec des frais de gestion limités à 0,5% par an, et répondant aux critères des fonds éligibles au PEA-PME. Les études prouvent qu’historiquement, les performances des sociétés de petites et moyennes capitalisations ont été plus élevées que celles des grandes capitalisations sur le long terme, souligne la société de gestion dans un communiqué. «Avec ce nouvel ETF, Lyxor est le premier émetteur à proposer aux investisseurs français un accès facilité à un portefeuille diversifié de PME-ETI (indice composé de 40 sociétés à avril 2014**)», indique un communiqué. Investir dans les PME-ETI via cet ETF permet par ailleurs de bénéficier de tous les avantages fiscaux du PEA-PME, tout en se protégeant du risque de liquidité parfois associé aux petites capitalisations. D’autres investisseurs (étrangers ou institutionnels) peuvent également être intéressés par le mode de construction fondamental de l’indice. En effet, l’univers de sélection de l’indice CAC PME ne fluctue pas en fonction des prix du marché, par essence volatils, mais en fonction de la situation économique réelle des entreprises. «Ce nouveau fonds s’adresse aux investisseurs souhaitant profiter à la fois de la performance des PME-ETI et du régime fiscal avantageux du PEA-PME», indique Arnaud Llinas, responsable mondial des activités ETF et Indexing de Lyxor. ** la performance annualisée dividendes réinvestis sur 10 ans de l’indice CAC Mid & Small est de 12% contre 5,8% pour le CAC 40 (source Bloomberg entre le 26 mars 2004 et le 28 mars 2014).
La dixième édition de l’enquête annuelle menée par Novethic a mis en valeur que les encours des produits d’Investissement socialement responsable (ISR) français ont progressé de 14% en 2013, à 169,7 milliards d’euros. Détenus aux deux-tiers par des institutionnels (120 milliards d’euros), les produits ISR ont maintenu leur clientèle particulière grâce à l’épargne salariale et à l’assurance-vie, précise Novethic. Les fonds ISR représentent désormais 5% de la gestion d’actifs en France. L’intégration ESG, qui répertorie les produits prenant en compte certains critères environnementaux, sociaux ou de gouvernance sans pour autant être dédiés à l’approche ISR, ont pour leur part représenté 440 milliards d’euros, soit 15% de la gestion d’actifs hexagonale.
Union Financière de France (UFF) a annoncé le lancement d’un mandat de gestion éligible à une réduction d’ISF dès 2014, confier à Extend AM. UFF Capital France investira en direct dans une douzaine de PME matures et exportatrices, qui symbolisent le «made in France». Les secteurs ciblés concerneront la distribution spécialisée, le luxe, la gastronomie/l’art de vivre à la française et le tourisme, vie l’hôtellerie. Afin de sécuriser au mieux l’investissement, les entreprises sélectionnées seront en outre propriétaires d’actifs tangibles, comme des immobilisations foncières. «L’objectif est d’offrir un rendement de 6% à 8%, indépendamment de l’avantage fiscal», souligne Jean-Marc Palhon, président d’Extend AM. Dans le cadre d’une détention minimum de 5,5 années (31 décembre 2019), l’investissement dans UFF Capital France permet une défiscalisation de 50% des sommes placées, dans la limite de 45.000 euros. La date limite de souscription pour bénéficier de cette réduction au titre de l’ISF 2014 est fixée au 4 juin pour les patrimoines supérieurs à 2,57 millions d’euros, et au 5 mai pour les patrimoines inférieurs.
Selon le baromètre Lyxor, le marché européen des Exchange traded funds (ETF) a enregistré unfort ralentissement des flux entrants au mois de mars, en raison d’une importante décollecte sur les OPCVM indiciels d’actions. Les flux entrants globaux ont ainsi atteint 896 millions d’euros le mois dernier, soit 40% de moins que la moyenne sur un an.«Le marché a été impacté par les craintes de déflation en zone euro, les mauvaises nouvelles en provenance des Etats-Unis et de la Chine, ainsi que les doutes sur le succès des ‘Abenomics’ au Japon», souligne Lyxor. Les ETF obligataires ont naturellement profité de ce regain d’aversion pour le risque, avec des flux entrants de 1,9 milliards d’euros proches du record inscrit en février. Les ETF actions ont pour leur part enregistré une décollecte de 943 millions d’euros, qui a mis fin à près d’un an de flux entrants.Grâce à la hausse des marchés, les actifs sous gestion globaux demeurent en hausse de 4% par rapport à la fin 2013, à 299 milliards d’euros.
Legg Mason vient de publier la deuxième édition de son enquête mondiale auprès des investisseurs particuliers, Les français se distinguent pas leur profil très conservateur même s’ils sont conscients du potentiel à long terme des actions
Edmond de Rothschild AM (EdRAM) a annoncé le lancement fin 2013 du fonds Edmond de Rothschild Fund – Income Europe. Ce nouveau fonds privilégie une approche basée sur la sélection de titres et tire parti de la combinaison des expertises dans la gestion d’actions européennes et la gestion de dettes d’entreprises. Il vise la distribution de revenus réguliers et l’appréciation du capital, sur un horizon moyen / long terme. Dans les conditions de marché actuelles, le fonds cherche à distribuer un revenu annuel de 5%. «Dans le contexte actuel de faible rémunération des taux, la solidité des entreprises européennes offre des opportunités d’investissement, que ce soit sur la dette d’entreprise ou sur les actions, avec un couple rendement/risque attractif», souligneEdRAM. Le fonds est investi pour au moins 50% de l’actif dans des obligations d’entreprises européennes sans contrainte de notation ou de taille. Le compartiment actions sera quant à lui compris entre 0 et 50% de l’actif avec un univers d’investissement principalement constitué des titres de l’indice Stoxx 600. L’épargnant peut choisir entre des parts de capitalisation (classe A, ISIN: LU0992632538) ou de distribution (classe B, ISIN: LU0992632611).
Selon la dernière édition du baromètre CapEx de GE Capital, dédiée aux intentions d’investissement des entreprises européennes, les chefs d’entreprises français voient enfin en cette année 2014 l’année du renouvellement de leurs investissements. L’indice de confiance des TPE et PME françaises est ainsi remonté ainsi 23%, contre 4% en 2013, tandis que les intentions d’investissement ont augmenté de 41%, à 90 milliards d’euros. Les intentions d’investissement en biens d’équipement et en véhicules commerciaux s’inscrivent en hausse de respectivement 45% et 13%, à 42,7 milliards et 20,4 milliards d’euros. Selon 55% des entreprises françaises interrogées, ces investissements sont destinés à augmenter leur efficacité et leur productivité, tandis que 35% d’entre elles jugent qu’il permettrait d’augmenter la capacité de production pour répondre aux nouvelles commandes. En termes de financement, les sociétés françaises sondées sont aussi nombreuses à envisager tant le crédit-bail (19%) et le prêt bancaire traditionnel (19%). Par ailleurs, 41% privilégient le financement en fonds propres.
Le mandat PEA-PME s’adresse principalement aux clients de la banque et des réseaux de Swiss Life, en particulier les Conseillers en gestion de patrimoine indépendants.
La Française a annoncé la nomination d’Elisabeth Cassagnes en tant que responsable Développement durable, rattachée à la Direction Générale. Elisabeth Cassagnes aura en charge la coordination de la RSE au sein du groupe ainsi que la promotion et la représentation de La Française en tant qu’entreprise de premier plan dans ce domaine. La Française a signé les Principes pour l’investissement responsable (PRI) et mène notamment des actions en lien avec l’environnement (neutralité carbone…), des plans d’actions à caractère social dans l’entreprise (la promotion d’un actionnariat salarié et d’une gamme de fonds d’épargne salariale responsable…) et de nombreux mécénats. En 2008, Elisabeth Cassagnes avait été nommée directrice adjointe des gestions et responsable du développement chez Sarasin AM-UFG-LFP, avant de prendre la responsabilité de l’analyse et du développement ISR (Investissement socialement responsable) chez La Française AM en 2012.
Goldman Sachs AM a annoncé le lancement de Goldman Sachs Global Income Builder Portfolio, un nouveau fonds agréé en tant qu’OPCVM et domicilié au Luxembourg. Il vise à combiner rendement, croissance du capital et moindre volatilité que sur les marchés actions. Goldman Sachs Global Income Builder Portfolio a une allocation de base de 60% en titres obligataires et de 40% en actions, avec la flexibilité d’adapter cette allocation de manière opportuniste. Il est proposé en différentes devises avec un investissement initial minimum de 5.000 dollars américains. «Ce fonds a été développé pour exploiter les opportunités de rendement d’une vaste classe d’actifs. Tout en se concentrant sur des actions de haute qualité et sur des obligations offrant les plus hauts rendements dans les industries les moins sensibles aux cycles du marché, la flexibilité de ce fonds lui permet d’investir dans les classes d’actifs non-traditionnelles, comprenant les obligations convertibles, les crédits bancaires, les actions privilégiées, les fonds de placement immobiliers, et les titres d’infrastructures énergétiques. L’équipe est aussi capable de gérer activement le risque de taux de change, ce qui nous semble fondamental dans l’environnement de taux actuel», explique Nick Phillips, responsable de la distribution pour compte de tiers de GSAM pour la région EMEA.
Si l’intérêt patrimonial du foncier rural n’est absolument pas remis en cause pour les investisseurs fortunés, l’année 2013 a tout de même été marquée par une conjoncture particulièrement difficile sur ce secteur. Ainsi, à la lumière de la note de conjoncture annuelle publiée par Agrifrance, le département de BNP Paribas spécialisé sur le marché du foncier rural, on constate que, pris en tenailles entre un environnement économique en berne et de mauvaises conditions climatiques, les marchés agricole et viticole ont montré quelques signes d’essoufflement.
Les équipes commerciales mettent en avant les thématiques qui ont fait leur succès en fin d’année dernière, Elles restent d’actualité mais de nouvelles stratégies, parfois non directionnelles, viennent étoffer leurs argumentaires
L’Hexagone souffre d’un environnement juridique trop restrictif pour que le marché de l’art puisse se développer activement Le pays reste à la traîne par rapport à d’autres places mondiales qui ont su tirer parti du dynamisme du secteur
Les chiffres du marché de l’art en 2013 se sont révélés exceptionnels à bien des égards, Le nombre croissant d’acheteurs éloigne le danger d’éclatement d’une bulle spéculative
La géopolitique fait à nouveau irruption dans les salles de marché. L’annexion de la Crimée par la Russie au mépris des traités post-guerre froide marque le retour de l’Europe à une logique de confrontation Est-Ouest. Le mythe de l’immuabilité des frontières européennes d’après-1945 est tombé. Les conséquences sont lourdes et les marchés cherchent, à tâtons, à donner un prix à ce nouveau paradigme. Face à la timidité du premier train de sanctions américaines et européennes, les investisseurs ont conclu que la donne macroéconomique avait finalement peu changé. Mais les conséquences à long terme de sanctions plus ambitieuses (type embargo iranien) auront de larges répercussions sur des marchés clés comme l’énergie, les métaux de base (nickel, aluminium) et des industries capitales pour l’Europe telles que l’armement, l’agroalimentaire et la banque commerciale.
La société Pergam développe sa gestion collective avec le lancement de Pergan Rising Dividend Le fonds est géré par Jean-Marc Fraysse et Pierre Schell, précédemment gérants chez RAB Capital à Londres
Delta AM a fait entrer la Financière Dassault dans son capital. La société de gestion profite de ce remaniement pour lancer un fonds d’actions centré sur les petites et moyennes capitalisations,
Le rachat par Facebook de l’application Whatsapp fait jaser comme au temps de l’irrationnelle bulle technologique, Pourtant, ce type de plate-forme recèle un fort potentiel de création de valeur pour accompagner le tournant numérique