Carmignac confirme son redressement. La firme créée par Edouard Carmignac et qui figure parmi les sociétés de gestion favorites des gestionnaires de patrimoine, affiche à fin 2021, 41,7 milliards d’encours sous gestion après une collecte nette annuelle de 3,7 milliards d’euros. Elle met ainsi fin à une spirale infernale de décollecte commencée en 2018 pendant laquelle elle avait vu ses encours chuter en passant de près de 60 milliards sous gestion à moins de 40 milliards. Les effectifs de la société dépassent les 300 personnes. Les équipes de gestion ont été renforcées avec par exemple Apolline Menut (économiste zone euro), ou Abdelak Adjriou (gérant obligataire), mais les recrues ont aussi concerné d’autres fonctions comme le digital, le commercial ou la gestion des risques.
Patrick de Nonneville, le nouveau président directeur général d’October, entend reprendre son expansion internationale grâce au nouvel agrément européen
Après l'acquisition d’Aviva France par Aéma Groupe, Fred Vianas est nommé directeur général, en remplacement de Julien Brami qui exerçait au sein de la banque depuis quatre ans.
«Cette opération n’est pas une cession mais une transmission». C’est en ces termes qu’Eric Doutrebente, désormais ancien président de la Financière Tiepolo, a ouvert le point presse consacré à la fusion de sa société avec J. de Demandolx, que Newsmanagers avait dévoilée mi-décembre. Le dirigeant assurera la présidence du comité de surveillance de la nouvelle structure, qui conserve le nom Tiepolo. Une mise en retrait pleinement assumée, pour celui qui ne veut pas «être encore gérant dans dix ans» et qui se passera «sans précipitation» pour transmettre sa clientèle dans les bonnes conditions au cours des deux ou trois prochaines années. Les familles fondatrices des deux sociétés, les associés et les salariés détiennent 100% de l’entité rapprochée. Cette opération bénéficiera du soutien d’Andera Acto, en dette mezzanine et du financement en dette senior de plusieurs banques. Un nouveau triumvirat Côté gouvernance, Roland de Demandolx prend les rênes de la société en tant que président. A ses côtés, Philibertde Rambuteau et Nicolas-Xavier de Montaigut occuperont les fonctions de codirecteurs généraux. Les associés historiques Dominique Villeroy de Galhau – jusqu’ici directeur général – et Thierry Barbier, actuel secrétaire général, intègrent le nouveau comité de direction.Dominique Villeroy de Galhau, conserve 10% du capital, tout comme un autre associé, Raymond Saurel, alors que Thierry Barbier a lui revendu 100% de sa participation. Au total, l’actionnariat de Tiepolo est désormais composé de 17 associés, sur les 32 collaborateurs que comptent la société. «La part de l’actionnariat salarié a plus que doublé grâce à cette opérationpour atteindre environ 10% du total», s’est félicité Roland de Demandolx, précisant que la famille Demandolx et les dirigeants de Demandolx Gestion détiennent désormais une part majoritaire du capital. La nouvelle entité gère 1,8 milliard d’euros d’actifs, dont 250 millions proviennent de J. de Demandolx, pour le compte de 1.400 familles. Sur ces 1,8 milliard d’euros, 520 millions sont actuellement gérés en gestion collective sur sept fonds. Parmi les nouveautés qui seront proposées aux clients de Tiepolo, J. de Demandolx amène son expertise en gestion internationale, avec un biais sur les grandes valeurs américaines. Tiepolo était de son côté principalement reconnu pour sa gestion en actions françaises et européennes et depuis quelques années pour l’activité de multigestion mise en place par Jean Grabowski. Attirer de nouveaux gérants L’objectif de ce rapprochement, outre l’aspect transmission, est de faire de Tiepolo «l’un des leaders de la gestion privée indépendante en France», a expliqué son nouveau président, qui se positionne en concurrent des banques privées. Ce dernier tient à l’ADN qui a fait le succès de Tiepolo, à savoir la gestion non intermédiée sous mandat, pour continuer à se développer. «Avec une croissance de 7% à 10% nets de nos actifs sous gestion ces dernières années, nous pouvons raisonnablement atteindre les 2,5 à 3 milliards d’euros d’encours d’ici 5 ans», a précisé Dominique Villeroy de Galhau, tout en rappelant que les chiffres ne sont pas une obsession pour la société de gestion. Côté développement, Roland de Demandolx ne cache pas ses velléités de consolidation à moyen terme: «Nous sommes opportunistes et restons à l’écoute du marché, même s’il nous faut avant tout bien digérer cette fusion.» Les dirigeants espèrent que cette opération sera d’ailleurs l’occasion pour des gérants extérieurs de s’intéresser au projet et de les rejoindre. «Jusqu’ici J. de Demandolx était trop petite pour attirer les talents que nous convoitions, reconnait son dirigeant. Cette opération doit nous permettre de changer cette dynamique.» L’arrivée de nouveaux gérants privés sera donc à guetter de près dans les mois et années à venir. Par ailleurs, la nouvelle structure conservera son mode de rémunération quasiment unique sur le marché avec une commission de surperformance assez élevée mais des frais de gestion de base très faibles par rapport à la concurrence (0,4% par semestre). Une rémunération qui a toujours démarqué Tiepolo sur le marché avec pour objectif de véritablement aligner les intérêts de la société avec ceux de ses clients. La gamme de fonds bientôt article 8 La société va également accélérer la formalisation de son analyse extra-financière. «Nous faisons de la gestion ESG, ou plutôt GSE, car l’accent est en priorité mis sur la gouvernance, depuis des années, a affirmé Eric Doutrebente. Nous ne le mettions pas forcément en avant car cela a moins de sens pour une clientèle privée par rapport aux institutionnels.» Une vision partagée par Roland de Demandolx, qui note malgré tout un intérêt un peu plus important ces derniers mois et qui sera amené à grandir dans les années à venir. «C’est la raison pour laquelle tous nos fonds passeront article 8 d’ici à la mi-2020», a-t-il annoncé. La société travaille ainsi à la mutualisation des grilles d’analyse extra-financière des deux sociétés et à la mise en place d’une politique d’exclusion de certains titres de ses fonds pour être conforme à l’article 8 à la mi-2022.
Si la résiliation du contrat d'assurance à tout moment a disparu de la proposition de loi sur l'assurance emprunteur en commission des affaires économiques du Sénat, le rendu final propose néanmoins certaines avancées en faveur du consommateur.
Investir dans un village résidentiel séniors est une possibilité que tout un chacun peut programmer. Les seniors peuvent transmettre ce patrimoine tout en restant chez eux et les investisseurs peuvent souscrire à un rendement sécurisé de l’ordre de 5% en statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP). Présentation des avantages partagés.
Alors que l’Aspim et l’IEIF relevaient en novembre dernier une performance de 3% sur les douze mois précédents, Linxea table sur un rendement moyen de 4,4% en 2021.
Un pacte d'actionnaires mécontents de la stratégie de l'entreprise entend présenter prochainement une liste dissidente de celle proposée par l'actuel conseil d'administration.
La commission des affaires économiques a remplacé la résiliation à tout moment de Patricia Lemoine par une obligation d’information et de réponse renforcée pour la résiliation à date anniversaire, déjà proposée lors des débats de la loi Asap.
La mutuelle a présenté le changement de son offre autour d’un contrat unique et annoncé l’arrivée d’un directeur général adjoint en charge de cette évolution.
Tobam a récemment lancé le premier fonds éligible en assurance vie qui investit sur le bitcoin et la blockchain. Retrouvez l'article de la rédaction et l'avis de l'expert qui lui est consacré.
Trente ans après sa création et en plein changement actionnarial, La Financière de l’Echiquier est en forme. La société de gestion a enregistré en 2021 une collecte nette de 950 millions d’euros, a dévoilé sa directrice générale, Bettina Ducat, à NewsManagers. C’est moins que le record de 1,7 milliard d’euros enregistré en 2020, mais cela reste un niveau élevé. Les encours ont donc atteint 14,6 milliards d’euros, alors qu’ils s’établissaient à 12,2 milliards d’euros en décembre 2020. Fin 2018, les encours peinaient à passer la barre des 10 milliards. La société a donc quasiment atteint l’objectif des 15 milliards d’euros d’encours qu’elle s’était fixée lors de l’annonce de l’entrée au capital de Primonial fin 2017. «Dans la continuité de l’année précédente, la société a collecté sur les actions internationales et thématiques, l’impact et les actions européennes», confie Bettina Ducat. L’un de ses fonds, Echiquier Agenor SRI Mid Cap Europe, a même dû être fermé aux nouveaux investisseurs en octobre dernier face à un fort afflux d’argent qui l’a fait dépasser les 3 milliards d’euros fin août 2021. Grâce à la collecte de ces dernières années, cinq fonds de La Financière de l’Echiquier approchent ou dépassent désormais le milliard d’euros d’encours. Outre Echiquier Agenor SRI Mid Cap Europe, figurent dans cette liste les fonds Echiquier Major SRI Growth Europe, Echiquier Arty SRI, Echiquier World Equity Growth et Echiquier Artificial Intelligence. «Cela est très important pour nous, car cela démontre que nous ne dépendons pas que d’une seule expertise», se félicite Bettina Ducat. Les institutionnels et l’international au cœur de la croissance Son fonds thématique sur l’espace, lancé avant l’été, a recueilli 67 millions d’euros. La gestion thématique au sein de LFDE représente désormais près de 3 milliards d’euros, soit 10 fois plus qu’en 2017. Pour continuer à surfer sur cette tendance porteuse qu’est la gestion thématique, la société de gestion souhaite développer de nouveaux thèmes, mais sous réserve que cela reste cohérent avec sa politique ESG. Un groupe de travail a été monté autour de l’innovation réfléchit à de nouvelles idées. Dans le même temps, l’équipe de gestion va être prochainement renforcée. LFDE compte aussi étoffer sa gamme à impact, avec un troisième produit davantage axé sur le social. En tout cas, «la société profite de son positionnement précoce sur les problématiques environnementales sociales et de gouvernance», observe Bettina Ducat. Côté clientèle, LFDE a poursuivi sa diversification auprès des institutionnels. Cette maison historiquement plus «retail», a «accéléré» son développement auprès de cette clientèle. Aujourd’hui, ses encours sont gérés à 37 % pour le compte d’institutionnels, et de 24 % sur le retail. «Aujourd’hui, la société gère 4,6 milliards d’euros d’encours pour le compte d’institutionnels français, contre 1,7 milliard en 2017», précise Betttina Ducat. Le développement à l’étranger, principalement en Europe, constitue aussi un moteur de croissance, même si sapart reste stable dans les encours, autour de 25 %. Aujourd’hui, en valeur, les encours internationaux ont doublé entre 2018 et 2021. Cela est notamment le fruit des efforts accomplis dans ce domaine. L’an dernier, LFDE a renforcé son dispositif européen avec plusieurs recrutements dans cinq pays: Allemagne, Belux, Italie, Espagne et Suisse. Elle compte environ trois vendeurs pour chaque pays. «Le Belux est notre plus gros marché étranger, mais les autres pays ont beaucoup de potentiel», note Bettina Ducat. Des collaborateurs presque tous actionnaires Tout semble en place pour continuer à croître dans les années qui viennent. Interrogée sur la possibilité d’élargir les expertises de LFDE, notamment au non coté, qui est aussi l’une des tendances de l’année 2022 avec l’ESG et les thématiques, Bettina Ducat dit ne rien s’interdire. «Nous nous posons la question régulièrement. En tant qu’acteur des petites et moyennes capitalisations, les passerelles sont évidentes». Mais pour le moment, rien n’est en vue. En tout cas, le sujet de la croissance externe n’est pas un sujet tabou, selon Bettina Ducat, qui ajoute avoir le soutien de l’actionnaire. L’actionnaire, justement, est en passe de changer, puisque Primonial va sortir en partie du capital suite à son rachat par Altarea et la société sera désormais directement détenue par Bridgepoint, Latour Capital et Société Générale Assurances, Primonial conservant 15 %. Bettina Ducat assure que cela ne change rien pour LFDE. Mais à la faveur de cette opération, de nombreux salariés de LFDE vont entrer au capital de leur employeur, en plus de ceux qui étaient déjà présents. Ainsi, près de 100 personnes sur 135 seront actionnaires. «Cela a un effet vertueux. Les salariés se sentent acteurs de leur périmètre, ils sont chez eux, cela crée un véritable esprit entrepreneurial», souligne Bettina Ducat.
Immobilier, fonds en euros, actions et capital investissement sont combinés dans une offre grand public, Nektarea, proposée via les contrats d'assurance vie de Spirica.
Elle est nommée directrice des investissements alors qu'elle occupait jusque-là le poste de responsable adjointe des gestions actions thématiques au sein de CPR AM.
Le dernier texte d'application de la loi sur la réforme du courtage encadre les appels non sollicités, interdit les ventes au premier appel et précise les modalités de recueil du consentement.
L'augmentation des effectifs dans l'enseignement supérieur a généré des besoins immobiliers importants pour les écoles. De quoi créer des opportunités et attirer les investisseurs.
Finaxy Group a fait l’acquisition de Monemprunt.com. Puisque le premier est courtier en assurances, et le deuxième un courtier immobilier digital, les deux sociétés vont exploiter les synergies qui existent naturellement entre leurs deux pans d’activités.