Natixis veut remettre sa banque privée sur les bons rails
La filiale de BPCE a lancé le processus de vente de Sélection 1818 et entend faire monter en gamme sa gestion de fortune, rebaptisée Natixis Wealth Management.
Publié le
Réjane Reibaud
Immeuble du 115 rue Montmartre à Paris qui accueille les équipes de Banque Privée 1818.
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Photo DR.
Les rumeurs sur une cession totale ou partielle de Sélection 1818 couraient depuis quelques temps déjà, mais cela a été officialisé récemment par la direction elle-même.
Dans une lettre envoyée à ses clients, la plate-forme de fonds dédiée aux conseillers de gestion de patrimoine (CGP), filiale de La Banque Privée 1818 au sein du groupe Natixis, indique que son actionnaire avait confié «à une banque d’affaires un mandat de revue de nos options stratégiques qui pourraient conduire à une recomposition du capital de Sélection 1818», comme l’a révélé le 24 novembre Newsmanagers (Groupe Agefi). Dans sa lettre, Napoleon Gourgaud, directeur général de Sélection 1818, indique avoir «récemment reçu des marques d’intérêt de la part de compétiteurs et autres acteurs qui souhaitent se renforcer sur ce marché» des CGP.
La société précise qu’elle détient 6,3 milliards d’euros d’encours investis pour les 2/3 dans des supports d’assurance vie et 1/3 en comptes-titres pour plus de 35.000 clients. La plate-forme travaille aujourd’hui avec près de 650 courtiers et CIF (conseillers en investissement participatif), parmi les plus actifs du marché.
Un pôle trop «dispersé»
L’annonce intervient alors que Natixis a dévoilé le 20 novembre un nouveau plan stratégique dans lequel l’activité de gestion et de banque privée a été remodelée et renommée, avec des objectifs de collecte à 3 ans. Banque Privée 1818 a, par exemple, pris le nom de Natixis Wealth Management. Lors de la journée avec les analystes, Jean Raby, patron du pôle épargne et gestion d’actifs, a ainsi précisé que l’activité de private banking et de wealth management, jugée trop peu rentable, allait changer de stratégie. L’activité travaillera davantage avec le métier de banque d’investissement et de financement de Natixis pour offrir des capacités de crédit aux clients fortunés, mais sera également rationalisée.
Jugeant ce pôle trop «dispersé», et ne pouvant plus «travailler pour tous types de clients», une plus forte segmentation de la clientèle sera opérée avec pour objectif de la faire monter en gamme. «Nous devons aussi avoir des process plus efficaces» a expliqué Jean Raby.
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En quinze ans, près de 9.000 milliards d’euros pourraient changer de mains en France. Derrière ce chiffre, devenu omniprésent, se trouvent une fondation et trois auteurs à l’origine d’une estimation désormais largement reprise dans les médias et le débat politique. Ce calcul est appelé à peser sur les discussions autour du patrimoine, de l’héritage et des inégalités à moins d'un an des présidentielles.
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