TransferWise fait une levée de fonds record
L’année n’est pas encore terminée, mais TransferWisesera peut-être la fintech européenne à avoir levé le plus de fonds en 2017. La start-up de transfert d’argent à l’international à bas prix a annoncé hier un tour de table de 280 millions de dollars mené par Old Mutual Global Investors (OMGI), et Institutional Venture Partners (IVP, ayant investi dans Snap, Twitter, Dropbox ou Slack). Le directeur financier de TransferWise Matt Briers se réjouit d’avoir convaincu, avec IVP, «l’un des investisseurs de capital-risque les plus établis de la Silicon Valley» et de bénéficier avec OMGI, «d’un investissement de long terme d’un acteur établi». C’est la deuxième prise de participation dans une entreprise privée pour le gérant.
Ont aussi fait leur entrée au capital Sapphire Ventures, Mitsui, et World Innovation Lab. La demande a été telle que les cofondateurs et les premiers employés de la société ont vendu une petite partie de leurs actions. Ont réinvesti Andreessen Horowitz, Baillie Gifford, et Richard Branson.
Depuis sa création en 2011, TransferWise a levé 397 millions de dollars. Selon des sources proches du dossier citées par plusieurs médias, sa valorisation s’élève désormais à 1,6 milliard de dollars, soit 500 millions de plus que lors de sa précédente levée de fonds en mai 2016. Devenue rentable début 2017, l’entreprise avait réalisé une perte de 17,3 millions de livres sur l’année fiscale se terminant en mars 2016, pour un chiffre d’affaires de 27,9 millions. Elle envisage une IPO dans quelques années.
Les fonds levés hier seront investis dans l’infrastructure technologique et la croissance en Asie-Pacifique. La licorne a ouvert cet été un bureau à Singapour qui compte 50 employés et bientôt 100. Début 2018, elle lancera sa gamme en Inde et déploiera auprès des particuliers son compte «Borderless». Plusieurs milliers de petites entreprises, entrepreneurs et traders indépendants l’ont adopté depuis son lancement en mai.
La semaine dernière, la start-up a baissé ses frais pour l’envoi d’argent depuis le Royaume-Uni vers une série de pays, ne prélevant plus que 0,35% des montants contre 0,5% à 1% précédemment. «Durant des années, les banques n’avaient pas de concurrence et elles n’ont pas baissé leurs frais ; nous ne voulons pas devenir une banque, explique Matt Briers. Comme nous grandissons, nos coûts se réduisent». D’autres start-up tirent aussi les prix vers le bas. Depuis mai, la néo-banque Revolut propose des transferts d’argent gratuits jusqu’à 5.000 livres.
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