La néobanque britannique prévoit également d’atteindre la rentabilité d’ici la fin de l’année prochaine.
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Pauline Armandet
En 2020, la fintech Starling Bank a décidé de miser sur les PME.
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Photo Starling Bank.
Starling Bankdémarre l’année sur les chapeaux de roues. Dans une interview accordée au Daily Mail, Anne Boden, la patronne de la néobanque britannique, songe à une introduction en bourse (IPO) d’ici 2022. «Je n’ai pas fait tout cela pour que Starling Bank soit vendue à une grande banque. Notre avenir se jouera en bourse d’ici deux à trois ans», a-t-elle indiqué. «Nous nous rapprochons de la rentabilité, ce qui n’est pas le cas des autres néobanques. Nous prévoyons d’atteindre le seuil de rentabilité à la fin de l’année prochaine», ajoute-t-elle.
Alors qu’aucune néobanque n'était encore rentable en 2019, la patronne de Starling Bank est confiante. Elle table sur un premier bénéfice annuel fin 2021. Pourtant, selon le dernier exercice fiscal de la fintech clôturé en novembre 2018, la néobanque a enregistré un chiffre d’affaires de 3 millions livres sterling (3,53 millions d’euros) pour une perte de 26,8 millions de livres sterling, contre une perte de 11,6 millions de livres en 2017.
Depuis son lancement en 2014, la néobanque a levé 263 millions de livres auprès d’investisseurs, lui permettant notamment de s’étendre en Europe : en Irlande, en France et en Allemagne. En 2019, la fintech a atteint le seuil symbolique d’un million de comptes clients et d’1 milliard de livres sterling en dépôt.
Privilégier la qualité des revenus
Dans une tribune publiée le 8 janvier, la cheffe d’entreprise s’est exprimée sur l’environnement des fintech. «Je me demande si les commentateurs de la scène fintech accordent plus d’importance au nombre de clients qu’à la qualité des revenus», écrit-elle. Ses concurrentes Revolut et Monzo comptent respectivement 9 et 3 millions de clients depuis leur lancement.
Starling Bank développe depuis plusieurs années sa place de marché destinée aux particuliers et PME, en signant des partenariats dans divers registres (assurance, prêt immobilier etc.). En 2020, la fintech a décidé de miser sur les PME. «Dans ce monde avec de gros acteurs, il est facile de négliger les PME. Pourtant, elles constituent la grande majorité des entreprises du pays. Nous sommes là pour les soutenir», souligne-t-elle. Cette année, la fintech proposera également des innovations pour les particuliers et continuera de s'étendre à l’international.
Si Starling Bank réussit son IPO en 2022, elle sera peut-être la première néobanque à se lancer dans cette aventure. En août dernier, le patron de la néobanque allemande N26avait aussi évoqué l’idée d’une introduction en bourse d’ici à 3 à 5 ans.
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