La fraude aux paiements par carte n’a jamais été aussi basse en Europe
Bonne nouvelle pour l’Europe ! La fraude à la carte bancaire est tombée en 2021 à un taux de 0,028%, le ratio le plus bas depuis que les statistiques existent. Et pas seulement dans les paiements en magasin ou lors des retraits aux automates bancaires, moins touchés par la fraude : la réduction concerne aussi les paiements par internet, qui représentaient 84% de la fraude en montant (soit 1,28 milliard d’euros).
Une évolution à mettre au crédit de la deuxième directive sur les services de paiement (DSP2) qui a généralisé l’usage de l’authentification renforcée des paiements et du protocole 3DSecure. Mise en œuvre à partir de 2020, cette directive ne devrait produire ses pleins effets qu’en 2022, première année complète d’application des nouveaux standards de sécurité.
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Attention aux manipulations
La fraude aux retraits poursuit sa décrue de 4,3% à 74 millions d’euros, idem pour la fraude aux paiements en face à face qui recule de 7,2% à 177 millions d’euros. Moins de cartes contrefaites, moins de cartes volées ou perdues expliquent cette amélioration.
Reste la fraude transfrontalière, plus difficile à maîtriser : alors que les paiements internationaux ne représentent que 11% des paiements en valeur, ils produisent 63% de la fraude, que ce soit en paiement de proximité (moins en 2020 et 2021 en raison de la crise sanitaire) ou en paiement e-commerce qui s’est beaucoup développé durant la période du Covid 19.
Ces statistiques de la BCE ont de quoi réjouir les Européens et les acteurs du paiement qui ont travaillé dur pour se mettre en conformité avec la DSP2 et ses standards. Mais attention, cette amélioration pourrait n’être que de courte durée : les fraudeurs s’adaptent. La difficulté à déjouer les dispositifs techniques est désormais telle qu’il devient plus rentable pour eux de s’attaquer directement aux porteurs. Les vols de cartes ou les fraudes par manipulation pourraient rebondir.
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