WPP va continuer à nourrir sa croissance par des acquisitions
Il s’agit, avec la poursuite des réductions de coûts des groupes de produits de grande consommation, de la principale source d’insomnies de Martin Sorrel, le directeur général de WPP: les élections législatives du mois de mai au Royaume-Uni risquent selon lui de perturber l’économie britannique. La victoire des conservateurs ouvrirait la porte à un référendum en 2016 ou 2017 sur la présence de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne, ce qui créerait «une forte incertitude», a indiqué hier le directeur général de la première agence de publicité mondiale. La victoire des travaillistes pourrait se solder par la mise en œuvre d’un «manifeste» contraire aux affaires.
Dans ce contexte, et malgré les croissances américaine et chinoise ainsi que des signes de reprise en Europe, Martin Sorrel reste relativement prudent. Pour 2015, le groupe table sur une croissance de son chiffre d’affaires de plus de 3%, après 3,9% en janvier, et 3,3% en 2014. Les analystes de Numis attendent 3,5% de croissance organique en 2015. Kepler vise 4,1%. Récemment, Publicis, le principal concurrent européen de WPP s’était dit en mesure de rejoindre dans le courant de l’année le rythme de croissance annuel du marché mondial estimé entre 3% et 3,5% pour 2015.
Des acquisitions devraient toutefois augmenter le rythme de croissance de WPP. Selon son directeur général, le groupe britannique est prêt à consacrer 300 à 400 millions de livres par an pour réaliser des acquisitions, un montant conforme à ses habitudes. WPP vise avant tout des acteurs de taille petite ou moyenne, sur de nouveaux marchés ou de nouveaux segments.
L’intégration de ces agences devrait apporter 2% de croissance supplémentaire du chiffre d’affaires en 2015, indique WPP. L’effet positif sur le bénéfice par action est estimé par JPMorgan entre 3% et 4% avec un levier important sur la création de valeur. Les analystes de la banque rappellent qu’entre 2009 et le premier semestre 2014, les acquisitions de WPP ont dégagé un retour sur capitaux employés de 12% contre un coût moyen pondéré du capital de 7%.
Cette enveloppe consacrée aux acquisitions ne prend pas en compte une opération stratégique de plus grande ampleur comme la récente prise de participation de 20% au capital de ComScore, qui a mobilisé à elle seule 300 millions de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
Face au risque climatique, la tutelle des assureurs les appelle à se mobiliser sur la prévention
L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a conduit une revue des actions du secteur dans la gestion des risques liés au changement climatique. De bonnes pratiques ont été relevées, mais les actions de prévention restent à déployer. -
Donald Trump prolonge sa guerre commerciale
L’administration américaine a instauré de nouveaux droits de douane de 10% ou 12,5% au nom de l’article 301 du Trade Act contre le travail forcé. Un cadre juridique qui inscrit la guerre tarifaire dans la durée. -
Le gendarme américain de la Bourse ouvre le dossier des coffres-forts crypto
Le régulateur des marchés financiers américains débute son travail sur les actifs de la finance décentralisée. Tout en adoptant une posture ouverte au dialogue, il rappelle aux acteurs que certains coffres-forts ou protocoles rentrent dans le giron législatif des valeurs mobilières.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Contenu de nos partenaires
-
SpaceX : premier vol d’essai réussi pour la mégafusée Starship depuis l’entrée en Bourse du groupe
La mégafusée Starship a mené vendredi un vol d'essai réussi, le premier depuis l'introduction en Bourse de SpaceX en juin. Le lanceur doit notamment jouer un rôle central dans le programme lunaire Artémis de la Nasa -
Ukraine : ce que la nomination du général Mykhaïlo Drapaty à la tête de l'armée peut changer
Connu pour son image de réformateur, Mykhaïlo Drapaty, 43 ans, succède à Oleksandr Syrsky à la tête des forces armées ukrainiennes. Une nomination porteuse d'espoir en Ukraine, mais qui s'accompagne d'attentes considérables -
Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump menace d'intensifier les frappes contre l'Iran
Donald Trump a menacé dans la nuit de vendredi à samedi d'intensifier les frappes contre l'Iran, après avoir déjà averti vouloir saisir les avoirs iraniens gelés pour indemniser les navires touchés dans le Golfe. Téhéran multiplie les mises en garde, tandis que le conflit s'étend désormais à la mer Rouge