Unibail-Rodamco affiche sa confiance à la lumière de résultats semestriels en hausse
En dépit d’un impact de la crise de la zone euro sur la consommation et sur la situation des enseignes qui «ne peut être ignoré», Unibail-Rodamco se dit «confiant» dans sa capacité à atteindre son objectif de croissance de 4% du résultat net récurrent par action cette année. Cela particulièrement après avoir publié hier contre toute attente une hausse de son résultat net semestriel grâce à la maîtrise de ses frais.
«Nous avons positionné cette société de telle sorte qu’elle puisse continuer à offrir des perspectives de croissance dans un environnement qui, selon nous, ne devrait pas être facile», a déclaré Guillaume Poitrinal, président du directoire du groupe. Unibail-Rodamco a signé en juin plusieurs accords en vue d’acquérir une participation dans Mfi, le second opérateur, investisseur et développeur de centres commerciaux en Grande-Bretagne, et une participation de 50% dans le centre commercial Ruhr-Park, pour un montant total de 383 millions d’euros. Ces transactions devraient être finalisées au troisième trimestre, et être relutives dès la première année. «La Grande-Bretagne est probablement l’un des marchés où l’offre est la plus insuffisante en Europe en termes de mètres carrés de surface commerciale par habitant», a observé Guillaume Poitrinal.
Au premier semestre, le résultat net récurrent par action d’Unibail-Rodamco est ressorti à 4,94 euros, contre 4,74 euros un an plus tôt. Les revenus locatifs nets ont crû de 2,3% à 661 millions d’euros (+5% à périmètre constant), soutenus par la croissance de 4,6% des revenus locatifs des centres commerciaux. Soutenue par l’augmentation des loyers, la valeur du patrimoine du groupe a crû de 1,5% à 27,46 milliards d’euros.
Mieux, le coût moyen de la dette du groupe au premier semestre a baissé à 3,5%, contre 3,6% pour l’année 2011. La dette financière nette s’élève à 10,6 milliards d’euros au 30 juin, soit un ratio d’endettement loan to value (LTV) de 38%.
L’actif net réévalué ERPA triple net est ainsi resté stable à 130,70 euros par action, malgré le paiement d’un dividende de 8,0 euros par action en mai, la valeur se négociant désormais avec une prime d’environ 13% en Bourse après avoir clôturé hier à 147,25 euros, en baisse de 2,03% sur la séance.
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