Une vague de lock-up se prépare à expirer en Europe
C’est le pendant de la forte activité en matière d’IPO au printemps 2015. D’ici quelques jours, les actionnaires historiques des sociétés mises en Bourse auront la liberté de vendre de nouvelles actions sur le marché, une fois la période de conservation obligatoire des titres (lock-up) expirée.
Traditionnellement, le lock-up dure 180 jours après la date d’arrivée en Bourse. Le délai passé, le risque est de voir affluer sur le marché une quantité importante de titres provoquant une pression à la baisse sur le cours. Des recherches universitaires américaines ont montré que les actions avaient tendance à perdre entre 1% et 3% à l’expiration du lock-up dans des volumes supérieurs de 40% à la moyenne.
Aldermore est ainsi en première ligne. Mis à part le management, qui s’est engagé à conserver ses actions durant les 12 mois suivant l’IPO, les autres actionnaires historiques de la banque britannique, dont AnaCap Financial, pourront vendre des actions à partir du 9 septembre. AnaCap détient 57,7% du capital. Toscafund AM dispose pour sa part de 7% du capital de la banque en ligne. Pour Cellnex Telecom, l’échéance est plus lointaine, le 1er novembre. Mais compte tenu de la capitalisation de la société espagnole de tours de télécoms (3,5 milliards d’euros), le retour du papier potentiel est conséquent: Abertis détient encore le tiers du capital de sa filiale. En France, les actionnaires de Spie et d’Europcar, les deux plus grosses IPO de l’année à Paris, peuvent noter sur leur agenda les dates du 6 et du 22 décembre.
Au total, selon Dealogic, 68 lock-up expirent en Europe dans les 6 prochains mois. Les cours actuels sont, en moyenne, supérieurs de 14,8% au prix de mise en Bourse. 27 sont au-dessus de cette moyenne.
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