Un dividende exceptionnel espéré après la cession par Lagardère des magazines internationaux
La cession des magazines internationaux de Lagardère avance à pas de géant. Annoncé en novembre, le processus doit aboutir avant le 30 janvier, date limitée fixée pour mener à bien les négociations exclusives avec l’américain Hearst. La confirmation de la vente, sinon la divulgation des modalités, pourraient avoir lieu lors de la réunion investisseurs convoquée par Lagardère le 25 janvier.
S’ils accueillent positivement la cession d’un pôle peu rentable, 2,4% de marge d’exploitation estimée cette année par Cheuvreux après des pertes en 2009, les investisseurs sont toujours en présence de deux inconnues. Quel sera le prix de cession des magazines internationaux dont les revenus annuels s’élèvent à 710 millions d’euros ? Alors que le montant de 500 à 700 millions d’euros est avancé, le consensus d’analystes est plus mesuré. «Sur la base d’un multiple compris entre 0,5 et 0,8 fois le chiffre d’affaires, multiple moyen des éditeurs cotés, le prix de cession serait compris entre 350 et 550 millions d’euros», calcule Natixis. Pour Cheuvreux, le prix tournerait entre 200 et 300 millions d’euros. Des chiffres nets de dette. La question du prix est cruciale pour la valorisation de Lagardère. Même s’il croit à un montant plus faible aussi, CM-CIC Securities calcule qu’«en cas de cession à un prix de 600 millions d’euros, il conviendrait de rajouter 350 millions à l’actif net réévalué de Lagardère, soit 2,8 euros supplémentaires par rapport à un ANR de 38 euros». Hier, le cours de l’action Lagardère a terminé en forte hausse : + 9,37% à 33,72 euros.
Seconde inconnue: l’usage que Lagardère fera de cette somme. En ajoutant la vente annoncée au premier trimestre 2011 du bloc de 20 % dans Canal + France, dont la valeur est estimée à 1,25 milliard d’euros, le groupe de médias s’apprête à récupérer entre 1,6 et 1,9 milliard selon le prix ce cession des magazines. Des acquisitions dans les droits sportifs sont envisageables, le groupe devrait d’ailleurs accorder une place importante à cette activité lors de sa réunion du 25 janvier. Mais il pourrait aussi verser un dividende exceptionnel «de 7 euros par titre si la moitié des produits de cession de la presse magazine internationale et de la part dans Canal + est distribuée», indique CM-CIC Securities. Cheuvreux mise sur un retour à l’actionnaire compris entre 3 et 5 euros par action.
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