ThyssenKrupp enregistre des progrès significatifs dans ses cessions d’actifs
Après 3 trimestres consécutifs de pertes nettes, ThyssenKrupp retrouve les profits. Mais le bénéfice net des activités poursuivies de 238 millions d’euros, dégagé entre avril et juin, est dû au produit exceptionnel (325 millions d’euros) de la vente de la fonderie américaine Waupaca réalisée fin juin, indique le groupe allemand. Alors que le consensus tablait sur une nouvelle perte de 120 millions, ce résultat est en hausse de 16% par rapport à la période correspondante de 2011. L’action a gagné plus de 5% à 16,5 euros vendredi.
Le chiffre d’affaires, qui s’est élevé à 10,7 milliards sur la période, affiche en revanche un repli annuel de 6,9%. Il est légèrement inférieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 10,85 milliards. «La faiblesse de la conjoncture et en particulier l’incertitude générale liée à la crise de la dette publique non résorbée se ressentent de plus en plus sur nos marchés», explique le président du directoire Heinrich Hiesinger, en précisant qu’une diminution de la durée du travail a été mise en place début août dans plusieurs aciéries européennes.
En dépit d’une baisse de 78,5% à 122 millions en rythme annuel, le bénéfice d’exploitation (Ebit) trimestriel ajusté ressort supérieur de 50% aux attentes. ThyssenKrupp confirme donc l’objectif d’un Ebit ajusté d’environ 500 millions d’euros pour l’ensemble de son exercice clos le 30 septembre et compte sur ses activités «moins cycliques» pour atteindre ce résultat. Outre sa présence dans l’acier, le conglomérat produit aussi des ascenseurs, des sous-marins, des composants automobile et il fournit des prestations de services à l’industrie.
Dynamique dans ses cessions d’actifs, le groupe a annoncé qu’il allait boucler «dans les prochaines semaines», pour un montant non dévoilé, la vente de ses activités d’aciers destinés au marché européen de la construction, après avoir retenu l’offre du fabricant de panneaux irlandais Kingspan. Il fait état de «marques d’intérêt importantes» pour sa division aciers Amériques dont les pertes se sont accrues à fin juin et estime toujours être en mesure de finaliser la vente de sa division d’acier inoxydable au finlandais Outokumpu d’ici à la fin de l’année. Il étudie enfin «des options de vente» pour sa filiale Berco, fabricant italien de trains de roulement pour engins de travaux publics.
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