Texas Instruments et Qualcomm voient l’avenir en gris à court terme
S’ils ne sont pas présents sur les mêmes segments du marché des semi-conducteurs, les américains Texas Instruments et Qualcomm ont tous deux fait état de perspectives moroses en présentant hier soir leurs comptes trimestriels. Premier groupe mondial de puces analogiques, utilisées dans une large palette de produits électroménagers ou industriels, Texas Instruments affiche un chiffre d’affaires en hausse de 6% à 3,15 milliards de dollars (2,94 milliards d’euros) au premier trimestre, tandis que son bénéfice par action s’élève à 61 cents, contre 44 cents un an plus tôt.
Des chiffres tout juste conformes aux attentes, le groupe ayant fait état d’une «faiblesse de la demande en mars dans les produits électroniques grand public et les équipements de communication», alors que le secteur automobile et les biens d’équipement sont restés bien orientés. A cela s’ajoute l’effet négatif d’un dollar élevé sur les marchés étrangers. Le directeur général Rich Templeton s’attend à «une poursuite de cette tendance pour le trimestre en cours», tablant sur un bénéfice compris entre 60 et 70 cents pour un chiffre d’affaires situé entre 3,12 et 3,38 milliards de dollars. Des prévisions bien inférieures au consensus qui tablait sur un bénéfice de 73 cents et des ventes de 3,4 milliards.
Qualcomm éprouve lui-aussi des difficultés grandissantes. Le troisième plus grand fabricant mondial de semi-conducteurs, spécialisé sur le marché de la téléphonie mobile, subit la désaffection de Samsung, l’un de ses plus importants clients, qui a renoncé à utiliser la puce Snapdragon du groupe américain dans son dernier modèle (Galaxy S6), pour privilégier un composant développé en interne.
Entre avril et juin, troisième trimestre de son exercice 2015, Qualcomm vise un bénéfice par action de 67 à 82 cents pour des revenus compris entre 5,4 et 6,2 milliards de dollars, alors que les analystes tablaient sur respectivement 99 cents et 6,45 milliards. Sur l’ensemble de l’exercice, il anticipe désormais «un bénéfice compris entre 4,60 et 5 dollars (contre une précédente fourchette de 4,85/5,05 dollars) et des revenus entre 25 et 27 milliards (contre 26,3 à 28 milliard auparavant)». Sur le trimestre écoulé, son bénéfice net a chuté de 46% à 1,05 milliard de dollars. Hors exceptionnels, il a néanmoins gagné 1,40 dollar par action, au-dessus d’un consensus à 1,34 dollar.
En après-Bourse, l’action Texas Instruments perdait près de 6%, contre un recul de 2% pour Qualcomm.
Plus d'articles du même thème
-
La France veut faire du G7 d'Evian un grand forum de médiation des conflits mondiaux
Le président de la République a voulu un sommet de convergence, permettant d’aborder les déséquilibres économiques mondiaux mais aussi les conflits en cours en Ukraine et en Iran, ainsi qu’une multitude d’autres thématiques. -
Les financiers d’entreprise ont la bougeotte
Une majorité d’entre eux seraient disposés à changer de poste à court terme, selon l’enquête de Spendesk. La rémunération moyenne a augmenté de 4% en 2025. -
Le pétrole hésite face aux baisses et regains de tension entre l'Iran et les Etats-Unis
Oscillant autour de 90 dollars le baril, le pétrole brut monte avec les bombardements et descend avec les annonces de négociations. Toutefois, les stocks commencent à baisser, risquant de ne plus compenser le manque d'offre.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreDéfense : Berlin a tranché. Ce sera Washington et Tel-Aviv – pas Paris
S’il fallait un symbole de notre marginalisation, ce serait le bouclier antimissile européen, l’European Sky Shield porté par l’Allemagne. Couche basse allemande, couche moyenne américaine, couche très haute israélienne, et un système de commandement central confié à ceux qui, à Haïfa et Tel-Aviv, ont appris à intercepter sous le feu -
SantéDébut de repeuplement dans les déserts médicaux
Des chiffres publiés par l'Assurance Maladie jeudi pourraient remettre en cause la nécessité de réguler l'installation des médecins -
Tribune libreEt si votre plus grand risque numérique n’était pas un piratage, mais un pot de départ ?
Alors que les entreprises rivalisent d’investissements en intelligence artificielle, l'auteur pointe une menace autrement plus silencieuse : la perte massive de savoir opérationnel entraînée par les départs en retraite. Une urgence que ni un outil, ni un budget IT ne règlera seul