Telecom Italia émet 2 milliards d’euros de convertibles pour financer ses investissements
En émettant 2 milliards d’euros d’obligations convertibles à 7 ans, Telecom Italia (TI) a réalisé vendredi la deuxième plus importante opération de ce type en Europe après celle de Volkswagen, qui avait levé 2,5 milliards d’euros sous cette forme en novembre 2012. Les termes finaux de l’offre font ressortir un coupon de 1,125%, payable semestriellement, au milieu de la fourchette indicative de 0,875% à 1,375% initialement annoncée.
La prime de conversion a été fixée à 70%, ce qui devrait limiter la possibilité d’une conversion, même si cette dernière est à la main du détenteur obligataire. Ce niveau de prime «représente plus du double de la prime de 30% généralement atteinte lors de l’émission d’obligations convertibles en actions», relèvent les analystes de KNG Securities. Le règlement des titres est attendu le 26 mars prochain.
Ces 2 milliards d’euros «représentent 7% de la situation financière nette du groupe et 8,3% des actions ordinaires en circulation», note le bureau d’analyse de Banka Akros. Coordonnée par BNP Paribas et JP Morgan, aidés de Barclays, Citigroup, Credit Suisse et Unicredit, l’émission servira à financer une partie des 14,5 milliards d‘euros d’investissements prévus par TI dans son plan stratégique 2015-2017 afin de développer ses réseaux à très haut débit. «L’utilisation d’une convertible constitue pour le groupe italien un moyen très peu coûteux de se refinancer», commente Mark Chapman, analyste au bureau londonien de CreditSights, en rappelant que le groupe «a été confronté au cours des dernières années à un marché domestique très difficile en raison d’un environnement macro-économique déprimé et d’une forte concurrence».
L’opérateur transalpin, qui a affiché l’an dernier son premier exercice bénéficiaire depuis 2010, compte retrouver le plus vite possible une note de crédit en catégorie «investissement». Sa dette à long terme est actuellement notée Ba1 chez Moody’s, BB+ chez S&P et BBB- chez Fitch, assortie d’une perspective négative dans les trois cas. Son conseil d’administration a par ailleurs approuvé la fusion du groupe avec sa filiale TI Media (TIM), sur la base prévue de 0,66 action ordinaire TI pour une action TIM et d’un ratio de 0,47 pour les actions préférentielles des deux entités.
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