Technip multiplie les gros contrats dans l’offshore profond et le raffinage
Technip commence bien l’année 2011 sur le plan commercial. Il a en effet annoncé hier avoir remporté un contrat à prix forfaitaire pour développer le système de collecte de gaz du champ de Walker Ridge, situé à 2.130 mètres sous la surface de l’eau dans le golfe du Mexique. Si le groupe n’a pas communiqué le montant de ce contrat, le donneur d’ordre Enbridge Offshore Facilities, filiale du groupe gazier canadien Enbridge, lui attribue «une valeur de l’ordre de 500 millions de dollars», précise le bureau d’analyse du CM-CIC, soit environ 380 millions d’euros. Ce contrat comprend la conception, l’installation et la fabrication de 270 kilomètres de conduites fond-surface en acier ainsi que des équipements sous-marins. L’installation prévue pour 2013 fera appel au «Deep Blue», navire de pose en mer profonde de Technip.
Le spécialiste des services pétroliers a par ailleurs confirmé être très bien placé pour construire au sein d’un consortium la plus grande raffinerie du Vietnam, un projet dont le montant total est estimé entre 3,8 et 5,7 milliards d’euros. Ce chantier doit débuter en mars prochain pour s’achever en 2014. Outre Technip, le consortium comprend le groupe nippon d’ingénierie JGC et l’espagnol Technicas Reunidas. «Nous n’avons pas signé le contrat mais il ne reste que des détails mineurs à négocier», a déclaré Eric de Sainte-Marie, un des représentants de l’entreprise au Vietnam, nuançant les informations du Vietnam Economic Times faisant état d’un contrat déjà paraphé.
Ce contrat serait le deuxième succès en à peine plus d’un mois pour le groupe français dans le raffinage, après l’annonce début décembre d’un contrat de réhabilitation et de modernisation de la raffinerie d’Alger, remporté auprès du groupe pétrolier public Sonatrach. Le montant forfaitaire de ce projet clé en main, d’une durée de 38 mois, s’élève à près de 700 millions d’euros. Ces différents contrats «illustrent la capacité de Technip à maintenir une croissance et des marges solides sur les prochaines années», jugent les analystes du CM-CIC. Le groupe français prévoit pour l’exercice 2011 une marge d’exploitation d’environ 15% pour le segment «subsea» (offshore profond) et de 6% pour ses deux autres pôles d’activité.
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