Technip abandonne son projet d’OPA sur son concurrent CGG
Technip jette finalement l’éponge. Un peu plus d’un mois après avoir approché CGG, le groupe de services pétroliers a annoncé hier soir qu’il renonçait à déposer une offre publique d’achat sur son concurrent. Malgré ses tentatives destinées à «établir un dialogue constructif» avec sa cible, les discussions menées «n’ont pu aboutir à un quelconque accord», explique Technip. Il ajoute avoir présenté «un certain nombre d’options alternatives à une offre publique, en veillant comme à son habitude à prendre en considération les enjeux sociaux, stratégiques et financiers». Davantage de détails devraient être fournis par Technip lors d’une conférence téléphonique prévue aujourd’hui à 11 heures.
Le prix proposé de 8,3 euros par actions payé en numéraire valorisait sa cible 1,47 milliard d’euros. Si le cours de CGG avait bondi de 22% le 20 novembre lors de l’annonce de ce projet d’OPA, l’action a terminé la séance de vendredi dernier en repli de 4,1% à 6,9 euros, n’affichant plus qu’un gain de 6% par rapport au niveau qui précédait l’annonce de l’offre non sollicitée. Quant au titre Technip, avec un dernier cours de clôture à 46,2 euros, il affiche un recul de 24% sur les trois dernières semaines.
Des informations de presse avaient fait part du scepticisme de l’Etat envers ce rapprochement potentiel. Or ce dernier est indirectement présent au capital des deux sociétés à travers la banque publique bpifrance, qui détient environ 7% de CGG et 5,2% de Technip. Le projet prévoyait l’intégration et le développement au sein de Technip des activités de réservoir et de traitement de données, ainsi que celles spécialisées dans les équipements sismiques. Technip envisageait en revanche de se séparer à moyen terme de la division Acquisition de CGG, ce qui a pu constituer un point de blocage.
Prenant note de la décision de Technip, CGG a indiqué dans un communiqué que son conseil d’administration «a considéré qu’aucune des alternatives proposées ne permettait de créer de la valeur pour l’entreprise et l’ensemble de ses parties prenantes», à savoir ses actionnaires, clients et salariés. Grâce à l’accent mis sur sa génération de cash, CGG, dont la capitalisation boursière est quatre fois inférieure à celle de Technip, estime être en mesure de «faire face aux difficiles conditions de marché actuelles» et de «profiter pleinement du rebond et de la croissance à venir du marché des Géosciences».
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