Sequana accroît sa flexibilité en accélérant ses cessions d’actifs
Les résultats trimestriels de Sequana et l’annonce de nouvelles cessions d’actifs ont fait grimper hier de 20% l’action qui a terminé la séance à 4,80 euros. Malgré une baisse de 5,5% de son chiffre d’affaires à taux de change constants, la marge opérationnelle courante du papetier à fin mars dernier ressort à 2,7%, contre 2,3% un an plus tôt. «Le groupe, post restructuration, sera rentable et générera un cash-flow positif dès le second semestre», pronostique le PDG Pascal Lebard.
Sequana vient par ailleurs d’entrer en négociation exclusive avec le groupe italien Fedrigoni pour lui céder sa filiale brésilienne Arjo Wiggins Ltda, spécialisée dans les papiers pour billets de banque. Le prix de cession s’élève à 85 millions d’euros dette incluse. Si cette transaction, normalement bouclée d’ici fin mai, était largement attendue, le groupe a surpris en annonçant la cession prochaine, pour 110 millions d’euros, de 85% de ses activités de solutions de sécurité à Impala, holding d’investissement de Jacques Veyrat.
Ces deux opérations permettront à Sequana «de rembourser la totalité de la ligne de crédit syndiqué d’Arjowiggins de 125 millions d’euros et de renforcer ses capacités de financement». Lors de la prochaine assemblée générale, son conseil d’administration proposera en outre d’avancer la date d’échéance des Ornane (obligations remboursables en numéraire et en actions nouvelles et existantes) et des Ora (obligations remboursables en actions) respectivement du 31 décembre 2020 et du 31 décembre 2018 au 29 juin 2015, en modifiant leur ratio de remboursement. Les Ornane et les Ora devraient représenter in fine 20% et 1,7% du capital, contre 30,9% et 2,6% à l’origine.
Attendu d’ici fin juin, le transfert de la totalité des créances du crédit syndiqué et des Ornane au groupe Impala lui permettra de recevoir 20% du capital de Sequana après remboursement des Ornane et des Ora. Impala s’est engagé à conserver à long terme au moins 10% du capital, ce qui en ferait le deuxième actionnaire du papetier après Bpifrance qui en détiendrait 15% (contre 19,7% actuellement). Jacques Veyrat, président d’Impala, entrera ultérieurement au conseil d’administration.
Notant que «les restructurations menées ces derniers mois portent leurs fruits», les analystes d’Oddo Securities estiment néanmoins que sa stratégie de cessions d’actifs dans la sécurité, qui «permet à court terme d’améliorer la structure financière, prive le groupe de ses activités les plus rentables».
Plus d'articles du même thème
-
Safran profite de la vigueur de ses activités de services pour moteurs civils
Les dirigeants ont relevé leurs ambitions annuelles après une forte hausse des résultats du groupe sur les six premiers mois de l'année. -
Orange augmente ses objectifs pour 2026 après un semestre robuste
Le groupe de télécoms prévoit désormais une croissance de son excédent brut d'exploitation de plus de 4% après une progression de 5% sur les six premiers mois de l'année. -
L’Esma valide EuroCTP comme fournisseur de la base de données consolidée sur les ETF et les actions
La date de lancement est fixée au lundi 14 septembre 2026.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- La BCE suit la boussole des marchés
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
- BNP Paribas tient les promesses faites aux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
En perm'Incendies, canicules, carburants : l'interminable mois de juillet du gouvernement Lecornu
L'actualité, l'agenda parlementaire et les annonces commandées par Sébastien Lecornu poussent les ministres en première ligne, loin devant les candidats à l'élection présidentielle. Ceux qui ne sont pas partis en vacances se battent pour se faire entendre -
Retour en grâcePour contrer l'escalade, Oman renoue avec son rôle de médiateur
Echaudé par l'attaque américano-israélienne contre l'Iran en pleines négociations en janvier, le sultanat s'était tenu à l'écart jusqu'à maintenant -
Dans la courseA 100 jours des midterms américaines, la reconquête démocrate n'est pas gagnée
Porté par l’impopularité de Donald Trump et l’inquiétude autour du pouvoir d’achat, le Parti démocrate fait la course en tête dans les sondages. Mais entre désavantage financier, découpage électoral défavorable et divisions internes, la route vers la majorité au Congrès reste semée d’embûches