RIM accumule les déboires jusqu’à ne pas exclure de se mettre en vente
Quand les actionnaires d’Apple sourient, ceux de Research In Motion font la grimace. Depuis un an, alors que le cours de l’action de la marque à la pomme vole de record en record, celui du fabricant canadien du BlackBerry a chuté de 80% sur le Nasdaq. Les nouvelles transmises hier soir n’ont pas été de nature à apaiser la défiance des investisseurs.
En premier lieu, les résultats du quatrième trimestre fiscal clos le 3 mars ont confirmé la morosité des ventes du produit phare historique de la marque ou de sa tablette PlayBook, avec un chiffre d’affaires chutant de 5,56 à 4,19 milliards de dollars. RIM indique avoir livré 11,1 millions de BlackBerry sur trois mois, 21% de moins qu’au trimestre précédent. Selon la société d’études IDC, la part de marché mondiale de RIM au sein des smartphones a chuté de près de 6 points sur un an au quatrième trimestre 2011 à 8,2% tandis que celle d’Apple progressait de 8 points à 24%. RIM affiche une perte nette de 125 millions de dollars sur le trimestre écoulé, ou, sur une base ajustée, un bénéfice net de 418 millions contre un gain de 934 millions un an plus tôt.
RIM a renoncé à se risquer au jeu des prévisions chiffrées. Le groupe avait l’habitude de dévoiler des objectifs de livraison de BlackBerry, de chiffre d’affaires et de résultat net par action. Le groupe reconnaît d’ores et déjà que les performances opérationnelles et financières devraient «rester sous pression pendant tout l’exercice» en cours.
Appelé à la rescousse il y a deux mois seulement, le directeur général Thorsten Heins n’a pas encore bousculé la stratégie du groupe. Il a tout de même annoncé hier soir le début d’une revue stratégique passant par les partenariats, coentreprises ou licences. Surtout, le dirigeant concède ne pouvoir exclure une mise en vente. Le groupe examinera cette option, même si elle n’est pas celle privilégiée pour l’heure, selon le patron de Research In Motion. Le groupe canadien a également fait part du départ du conseil d’administration du précédent directeur général, Jim Balsillie, ainsi que de la démission du directeur technique David Yach et du responsable des opérations Jim Rowan. Le groupe reste en quête d’un responsable marketing. «Il est désormais très clair pour moi que RIM a besoin d’un changement radical» a clamé hier son nouveau directeur général. Las, «ils ne bougent pas assez vite» se lamentait hier soir un analyste.
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