Renault souffre toujours davantage que ses concurrents sur le marché français
Avec une baisse de 12,6% des immatriculations de voitures neuves à 210.236 unités, le marché automobile français a affiché en juin son troisième mois de repli d’affilée, selon les dernières statistiques du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Après une correction liée au nombre de jours ouvrables (20 jours contre 22 jours un an plus tôt), le repli s’élève à 3,9% en rythme annuel contre une baisse de 8,3% le mois précédent. «On continue de grignoter l’avance acquise au début de l’année avec les aides publiques, mais sinon c’est un bon mois», commente un porte-parole du CCFA.
Sur le premier semestre, le marché reste en légère hausse (+1% en données brutes et +0,2% à nombre de jours ouvrables comparables). Le Comité table toujours sur une contraction d’environ 8% du volume des immatriculations pour l’ensemble de l’année, en raison de l’effet persistant de la fin de la prime à la casse. Dans ce contexte baissier, «nous assisterons donc sans doute à une bataille commerciale plus intense sur la deuxième partie de l’année pour maintenir les parts de marché», pronostique Flavien Neuvy, directeur de l’Observatoire Cetelem de l’automobile. Contrairement au reste du marché, le segment des véhicules industriels a encore progressé de 36,7% le mois dernier (+54,3% depuis le début de l’année).
Les constructeurs français ont continué de souffrir davantage que leurs concurrents étrangers le mois dernier, avec un recul respectif de 17,9% et 5,1% des immatriculations de voitures neuves particulières. Si PSA limite la casse avec un repli de 8,2% (-9,1% pour la marque Peugeot et -7,2% pour Citroën), le groupe Renault (-29,3%) est toujours affecté, comme en mai, par des problèmes d’approvisionnement sur des moteurs Diesel fabriqués en Espagne, qui «devraient durer jusqu’à la mi-août», selon le constructeur.
La marque Renault a donc enregistré une baisse de 25,9% des immatriculations neuves en juin, tandis que Dacia a vu ses ventes plonger de 44%, son modèle citadin Sandero ayant été pénalisé par la fin du bonus réservé au GPL. Maigre consolation pour Renault, son partenaire Nissan est l’un des trois constructeurs étrangers, avec Mercedes et Hyundai, à avoir enregistré des immatriculations positives (+9,2%) le mois dernier dans l’Hexagone.
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